Ciné The-Dead-Affiche

Publié le 14 mars 2012 | par Mr Méchant

4

The Dead

Les zombies sont décidément increvables. On pensait qu’il y avait de nouveau de la place en enfer, mais visiblement ils reviennent encore et toujours plus nombreux, que ça soit pour nous asperger de sang ou juste nous faire marrer. Ce coup ci les anglais s’y sont mis (ou remis), mais exit l’humour, nous sommes dans un road-movie survival en pleine Afrique noire remplie par ces insatiables suceurs de cervelles (toute ressemblance avec un jeu vidéo développé par Capcom est purement fortuite).
Un avion se crashe, un petit blanc est le seul survivant, et accompagné d’un autochtone tentera de traverser le désert afin de trouver une improbable oasis. Beaucoup de gore, mais un peu raté, beaucoup de voiture et de marche ennuyeuses, et aussi beaucoup de blabla au coin du feu où nos deux hommes se lancent des regards façon Roméo et Juliette lors de la scène de l’aquarium. Tout cela agace ou fait sourire, mais le plus décevant reste le retour de ces zombies moribonds façon années 70, alors que la mode est aux fous furieux enragés. Du coup aucune tension, ça vire au tir au pigeon un peu gavant tournant comme un disque rayé et l’on finit par se demander quand est-ce que ça va se terminer.

Bref, The Dead nous rappelle les safaris que l’on voit sur la cinquième quand on se fait chier en RTT. Ça aurait été moins long, les maquillages plus réussis et surtout l’histoire moins linéaire qu’un ball-trap on aurait peut-être pu s’amuser, mais il faut s’y résoudre, dans le désert personne ne vous entendra vous faire chier. Les « Ford Brothers », comme ils aiment se faire nommer, se la pêtent un peu, et sous couvert d’hommage et de background suçant jusqu’à la moelle Resident Evil 5 essaient d’avoir l’air originaux, alors qu’ils ne font que servir un sandwitch avarié à la harissa.
Beaucoup de défauts, et ce ne sont pas les vaines tentatives de dénonciation d’une Afrique barbare qui viendront sauver le tout, le film assumant très mal son sérieux. On se souviendra malgré tout de quelques bons instants de massacre à la machette ainsi que deux ou trois jump-scares plutôt surprenants, tant l’on croyait les zombies mous du genou has-been et devenus inaptes à faire sursauter.
Pour conclure, si l’exclusivité d’un zombie movie en Afrique vous intéresse et que le gore fait avec des steaks de chez le boucher vous plaisent, vous aurez toutes les raisons de jeter un oeil à cette pellicule. Dans le cas contraire, rematez-vous un classique de Lucio Fulci, puisque c’est de cela que The Dead tente vainement de s’inspirer.
Mention spéciale pour la scène de la radio, perle hilarante du film, et si elle ne vous pousse pas à chanter le générique de MacGyver c’est que le virus vous a déjà contaminé.

Note finale

1


Tags: , , , , , , ,


A propos de l'auteur

Fan d'Uwe Boll et Paul W.S. Anderson. Aime à l'occasion oublier les nanars pour regarder du vrai cinéma comme celui de Robert Parrish, Franklin J. Schaffner ou Rudolph Maté, de la bonne sci-fi tu vois, pas du singe teubé.


  • Devlaamse

    La critique est franchement sévère. Le film est bon avec des longueurs certes mais cela reste correct. Lez zombies sont bien foutus dans la lignée de vrais zombies càd lents et stupides et seulement dangereux s’ils sont nombreux. Effectivement ils ne courent, ne hurlent pas mais je trouve qu’ils sont autant inquiétants.

    Pour les puristes comme moi fan de Max Brooks et Romero, je classe ce film dans les meilleurs films de zombies. Il y a, je l’accorde, des incohérences mais ca passe ….

    • Mr_Mechant

      Les zombies de Fulci butaient des requins en pleine mer, et ils étaient loin d’être cons (même si pas très rapides). Y’a donc pas de définition de « vrai » zombie, si ce n’est celle qui a trait au vaudou. Pas de vaudou ici, donc ce ne sont pas non plus des « vrais » zombies.
      Je suis puriste, et cela inclut aussi les films de Jacques Tourneur, celui qui a fait l’un des premiers films de zombie en 1943 et franchement The Dead est une bonne daube, mais ça n’engage que moi…

  • http://www.facebook.com/gregoire.miroux Grégoire Miroux

    L’un des meilleurs films de zombie, sachez que les zombies qui court partout (à la 28 jours + tard) ne sont pas des zombies, ils sont infectés par un virus. un « vrai » zombie est lent et ne répond qu’à son instinct, le danger ne vient que de leur nombre important.
    Ici l’angoisse monte doucement et surement dans un décors magnifique.
    Le spectateur se sent obligé d’observer l’arrière plan pour voir s’ils arrivent.
    des plans subtils, très bien travaillé
    Ce qui est rare dans ces film est que l’acteur principal pense à tout et ne fait presque pas d’erreur d’inattention du genre « tiens et si je faisais exprès de faire tomber les clefs avant d’ouvrir la portière ».
    retour aux sources des films de Roméro qui sont la référence en matière de zombie.
    Vrais reconnaissent vrais

    • Mr_Mechant

      Les zombies de Romero sont infectés par un virus propagé par la chute d’une sonde spatiale.
      Vrais reconnaissent faux.

  • Fiche Film

  • Pays : Royaume-Uni.
    Genre : Horreur, Les réalisateurs sont des zombies.
    Réalisation : Howard J. Ford, Jonathan Ford.
    Scénario : Howard J. Ford, Jonathan Ford.
    Distribution : Rob Freeman, Prince David Oseia, David Dontoh.
    Synopsis : Seul survivant au crash de son avion, ultime vol d'un gigantesque plan d'évacuation, l'ingénieur de l'Air Force Brian Murphy tente de survivre dans une savane africaine infestée de zombies. Des morts-vivants qui déferlent de partout, monstres au regard vide et affamés de chair humaine. Bientôt rejoint par Daniel Dembele, un militaire sur les traces de son fils disparu, Murphy s'engage dans un voyage au bout de l'horreur, au coeur d'un monde qui, déjà, a basculé dans le chaos...
    Acheter en ligne sur:
    Revenir en-haut ↑