Grave Encounters 2

C'est pas grave.


N’y allons pas par quatre chemins, Grave Encounters était une claque qui venait apporter une once d’originalité et d’humour au DV-movie, genre tiré constamment vers le bas par de piètres productions comme Paranormal Activity. Néanmoins, une suite à cette bobine était quelque chose d’aussi craint qu’attendu avec impatience, le spectateur ne pouvant pas résister à l’envie de retourner dans cet hôpital sordide, tout comme ses créateurs, . Malheureusement la crainte se vérifie, car ici la déception est à peu près à tous les niveaux. Grosso-modo nous avons exactement la même chose qu’avec Blair Witch 2, une bande d’aficionados s’aventurent sur le lieu du tournage pour vérifier quelle est la part de vérité. Chose amusante, le personnage principal reproche à la première bobine la même chose que nous lui reprochions nous aussi, en plus d’une bonne partie du public, à savoir une fin pas franchement convaincante, mais au moins supportable compte-tenu de la qualité du reste du produit. Malheureusement cette suite s’aventure directement dans ce cliffhanger, et c’est loin d’être le seul défaut que l’on puisse comptabiliser. La production a choisi de suivre un cinéaste amateur qui rêve de grandeur et tourne des navets avec ses amis. C’est amusant car se moque allègrement du torture-porn qui ne cesse de se vendre comme des petits pains, mais ce casting nous impose une ambiance affreusement clichée avec tout ce que le mot « teen » peut véhiculer de négatif. Parfois drôle, parfois chiante, cette aventure perd un peu son spectateur qui n’a aucune idée de ce qui va l’attendre ensuite. Visiblement n’avaient eux-aussi aucunes idées, et c’est finalement une resucée du premier volet qui nous est balancé à la tronche, l’humour qui fait mouche en moins, recyclant maladroitement les effets d’épouvante du premier. Dans un élan de désespoir les scénaristes (car ce coup-ci ils ont laissé la réalisation à un autre) empruntent même à Cube avec son concept de salles mouvantes et dont l’un des protagonistes a compris le fonctionnement, ce qui leur permettra peut-être d’en trouver la sortie… Viennent quelques twists, puis finalement on nous sort une explication abracadabrante pour nous éclairer sur la logique de l’ensemble. Oui, ça apporte la lumière sur des plans qui ne sont pas filmés par les protagonistes (ceux de caméras de sécurité notamment), tout en semant encore plus le doutes sur les événements auxquels nous avons assisté, mais ça reste assez vain et finit par ressembler à une histoire racontée autour d’un feu de camp.
Grave Encounters 2 se présente donc comme une grosse déception, étant une suite inutile, ratée, et très peu inspirée. Une nouvelle fois une bobine vient nous prouver qu’une idée doit être à usage unique et ne pas être prolongée, à moins d’être totalement remaniée (cf Rec 3 Genesis), et c’est probablement tout ce que l’on en retiendra.

Notez l'oeuvre !

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles6 étoiles7 étoiles8 étoiles9 étoiles10 étoiles (4 votes, moyenne: 7,75 sur 10)
Loading ... Loading ...
  • spif

    Moi aussi j’ai vécu une grande déception ! premièrement je doit avouer que je suis pas vraiment fan des film qui essais de nous faire crois que le film précédent a était aperçue tel comme une fiction et qui est censée rendre l’histoire plus réaliste ! Puis franchement le premier était énorme on avait vraiment pas du mal a ci projeter,un casque brancher puis un volume sonore élever dans le noir est c’est parti un bon moment de bon sursaut !! mais malheureusement cette suite est très loin de tout ça …. un début long et une fin fade ..quelque bonne scène appréciable tout ça pour dire que c’est très loin de ce que m’attendez a voir !!
    merci pour ta critique sincère , je suis vraiment d’accord sur ton point de vue du film !
    sinon si tu l’occasion je peut te conseiller un film qui nous sort une bonne ambiance comme grave encounters 1 bien sure ! « the tunnel » un petit film australien de Carlo Ledesma que j’ai trouver sympathique ! ; )

  • http://www.facebook.com/gonzague.defraiteur.1 Gonzague Defraiteur

    C’est n’importe quoi, j’ai adoré, le film a une identité propre qu’on ne
    trouve pas ailleurs, et rien que ça, ça le rends exeptionnel. M’a fait
    un peu pensé à silent hill, et je ne trouve pas qu’on nous sort une
    explication « abracadabrante » pour nous éclairer sur la logique de
    l’ensemble: il y a un hopital psychiatrique qu’on vient filmer, pour
    montrer une activité paranormale, et bien l’activité paranormale se
    montre, et le fait bien comme il faut, en laissant partir un des
    protagonistes pour qu’il puisse faire connaitre le film. C’est logique
    je trouve, ça n’a rien d’abracadabrant. Je trouve par contre dommage
    qu’on ne s’interesse pas d’avantage à expliquer le fonctionnement du
    monde créé par cet hopital, pour quelle raison il est vraiment hanté,
    par qui, comment en est il venu a devenir comme ça, là je l’accorde,
    c’est abracadabrant. Mais si ils ont choisit de ne pas en parler, ils
    n’ont pas pour autant fait un film nul, bien loin de là, ces
    explications ne nous étant pas « dues » si on suit le scenario.