Il y a des films comme ça on a l’impression qu’ils ont une guigne totale ou alors que le scénario a été écrit à partir d’une idée non développée. Une introduction géniale, puis ensuite une débandade pas possible où tout ce qui peut être cliché nous est resservi. Certes le coup des jumeaux maléfiques n’était pas supra original, mais leur volonté à filmer des décès provoqués par eux attisait la curiosité, hélas constamment handicapée par cette succession de poncifs d’un goût douteux. Antonio Negret est aux commandes, suite à son succès avec Hacia la oscuridad, mais il est indubitable qu’After Dark l’a embauché pour avoir un nom vendeur, faute d’avoir une bobine suffisamment substantielle. Le pauvre essaie donc de faire de son mieux avec ce qu’il a, il use de plans intéressants donnant un peu de matière à la relation entre ces jumeaux qui contrôlent les gens par la pensée afin de les pousser à se suicider, mais vient ensuite ce flic sur la corde raide incarné par le has-been Orlando Jones, d’un cliché tellement ridicule que le rictus ne peut s’empêcher de se former. Pire encore, l’homme a vécu un traumatisme qui l’a défiguré en tentant de sauver sa femme des flammes, mécanisme qui sera réutilisé pour sa « rédemption ».
Le reste comme le final ne laisse jamais place à la moindre surprise, en particulier les 2 ou 3 twists complètement cons qui s’enchaînent à la fin afin de faire croire à un scénario complexe alors que la bêtise est maître mot.
On n’oubliera pas un plan bien vu dans un entrepôt en contre-jour, mais c’est une image chatoyante dans un océan de médiocrité indigne du réalisateur et qui affirme bien le statut de DTV à cette production. C’est paresseux, et ne remplit jamais le moindre des genres auxquels il tente de s’attacher, que ça soit l’horreur, le fantastique ou le thriller.
Seconds Apart n’est donc pas juste un film mauvais, c’est aussi un film très ennuyeux, prétentieux, nous resservant grosso-modo ce que l’on voyait dans le déjà pas terrible Le Bon Fils, si ce n’est que quelques artifices ont été rajoutés pour faire croire à quelque chose de fantastique, alors que la seule chose fantastique qu’il possède c’est son niveau au raz des pâquerettes.
Seconds Apart
Twice boring.
(Date de sortie DVD/Bluray : 3 janvier 2012)


















