Notre chère troupe des Expendables revient fin août, mais il semblerait que d’autres aient eu une idée similaire, réunissant un lot de casse-cous recalés de la production de Stallone.
Sur le papier le synopsis a tout pour plaire. Un vétéran disgracié, le capitaine Craig McCenzie (Christian Slater), s’est reconverti dans la sécurité, cependant une mission va lui être confiée par une société privée qui vend des services assez particulier. Elle escorte des milliardaires prêts à payer ce qu’il faut pour être envoyé au front, dans des situations réelles, afin d’avoir une bonne dose d’adrénaline, tout en étant encadrés et préparés par de vrais professionnels, là où le capitaine intervient. Manque de bol tout vire au merdier et notre team se retrouve livrée à elle-même en plein territoire hostile, et ce qui devait être un safari évolué pour milliardaires excentriques devient un ball-trap où ils vont devoir agir en véritables « soldiers of fortune » (une trame qui n’est d’ailleurs pas sans vaguement rappeler celle de Tonnerre sous les tropiques).
Au casting on retrouve donc Christian Slater, qui fut une bonne figure de l’actioner (True Romance, Broken Arrow), avant de tomber dans un océan de navets. S’ajoute à lui Ving Rhames, énorme gueule qui a un réel mal à donner un semblant de continuité logique à sa carrière, allant du très bon avec Pulp Fiction ou L’armée des morts, puis au médiocre avec la saga Death Race, et enfin l’abyssal avec le Zombie Apocalypse de The Asylum (sans oublier Mission: Impossible – Protocole fantôme — #trollface). Mais la gueule qui va probablement susciter le plus d’intérêt c’est celle de Sean Bean, lui aussi ayant fait du médiocre avec la saga Death Race ainsi que Le Seigneur des Anneaux (héhéhé), mais en revanche du très bon avec la première saison de Game of Thrones, en plus du superbe GoldenEye. Les acteurs précédemment cités ayant presque tous déjà bossé ensemble, il en fallait un autre, James Cromwell, qui jouait aux côtés de Rhames dans Clones, mais également dans Six pieds sous terre, où il côtoyait Freddy Rodriguez, l’un des autres bad ass du film (pour ceux qui l’auraient déjà oublié, c’était lui le héros de Planète Terreur, et en plus de cela il a déjà eu une expérience avec Slater, tournant avec lui dans Bobby) — rappelons également que Cromwell jouait récemment dans The Artist, dans la peau du majordome.
Comme vous vous en rendrez compte rapidement, le geek de la team est interprété par Dominic Monaghan, connu davantage sous le nom de Meriadoc « Merry » Brandybuck dans la saga Le Seigneur des anneaux (et donc a déjà joué avec Sean Bean, si vous avez tout bien suivi). Le petit dernier du groupe est Charlie Bewley, qui quant à lui n’a côtoyé aucun des autres (nous sommes heureux pour eux), puisqu’il vient de la saga Twilight dans laquelle il interprétait Demetri.
Vous l’aurez compris, tout le monde se connait, ce qui n’est pas plus mal si l’on veut tenter de créer un groupe qui soit en osmose.
Cela étant, Soldiers of Fortune joue à un jeu dangereux. Il annonce un budget de 8 millions de dollars, ce qui est 12 fois moins que celui de Expendables II. Certes le casting n’est pas le même, moins de têtes d’affiches, donc moins de salaires à verser, mais il reste cependant évident que nous n’allons avoir que peu de chances d’assister à des scènes vraiment spectaculaires, bien que la bande-annonce nous affiche un nombre assez important d’explosions (11 réelles, 2 en CGI), en plus de la présence d’un vaste bestiaire militaire (tanks, hélicos, bateaux, jeeps…), et évidemment des guns et encore des guns, avec un Rhames qui lance un « let’s go kill some bad guys » avant de dégainer un fusil improbable qui doit faire des trous de la taille d’une noix de coco. La bande-annonce s’ouvre et se clôt d’ailleurs de la même manière, avec un tir de roquette, le premier par Sean Bean et le dernier par Ving Rhames.
En tout cas, lorsque l’on balance clairement le mot « expendable » dans une bande-annonce, il est sûr que l’on va attirer les regards autant que l’on va être attendu au tournant, et cela sans compter sur le fait que l’affiche US s’inspire de celle d’Expendables II, alors que la Russe impose un noir et blanc rappelant curieusement celle du premier opus de la saga de Sly.
Un terrain miné qui s’annonce amusant, pour peu que l’on ait du temps à consacrer à un film à petit budget. Le premier Expendables ayant été loin de mettre tout le monde d’accord, tout reste cependant possible, et au pire, si Soldiers of Fortune n’est pas un navet, ça sera déjà pas si mal, car c’est tout ce qu’on espère, même si l’on croise les doigts en espérant que ça soit décomplexé et jouissif.
Rendez-vous en août pour la réponse…
Bande-annonce sur Youtube ou Apple Trailers.














