Jack et Julie

Le mode d'emploi du film con mais marrant.

(Date de sortie cinéma : 25 janvier 2012 — Date de sortie DVD/Bluray : 20 juin 2012)


Les films avec des acteurs travestis ça a arrêté d’être drôle avec La cage aux folles. Pourtant aux la farce a continué au fil des décennies, que ça soit avec Eddie Murphy et son Professeur Foldingue ou Martin Lawrence et sa saga Big Mamma. Cette avait donc tout pour effrayer, car l’idée de voir Adam Sandler jouant les faux jumeaux n’annonçait rien de drôle, cela étant encore davantage renforcé par la présence de pseudos retrouvailles familiales entre une soeur aimante et un frère qui ne peut pas la supporter. Heureusement, tout cela se décomplexe très vite, pas de pathos, juste de la profonde débilité non-stop qui ne se fixe aucune limite. Ça dégénère avec un caméo de Johnny Depp et qui fait plutôt marrer, jusqu’à ce que celui de Pacino devienne un rôle à part entière. Il se tourne en dérision, il court après la frangine, il parodie sa carrière et ses films, et le spectateur jubile devant autant d’humour.
Cela étant il y a bien quelques coups de mou ainsi qu’une scène sadique-anale aussi insupportable que dans Mes meilleures amies, mais globalement la sauce prend plutôt bien, surtout si l’on y rajoute tout un tas de passages avec des blagues ethniques d’une cruelle facilité et pourtant hilarantes.
C’est d’ailleurs le leitmotiv de la bobine, l’hilarité, qui a vite fait d’absorber le spectateur, bien malgré lui, car avouons-le, c’est très con, mais d’une connerie qui fait mouche, bien plus que Big Mamma 3 ou les derniers Madea de Tyler Perry.
Finalement ce qui s’annonçait comme un gros ratage nous prouve que Sandler est en définitive le dernier comique réussissant à être drôle tout en ressortant d’anciennes formules puant les années 80/90.
Jack et Julie n’en reste pas moins dénué de morale, et c’est là sa force, il évite de se prendre pour ce qu’il n’est pas et ne tente pas de verser dans le film d’auteur raté façon Jeff, Who Lives At Home.
On regrettera néanmoins quelques caméos sous-exploités, que ça soit celui de Rob Schneider ou encore de Gad Elmaleh, qui ne se contente que de bafouiller, alors que l’on aurait aimé l’entendre dix fois plus qu’Alain Chabat dans La nuit au musée 2 (sans compter la présence de Katie Holmes qui joue le rôle de la femme au foyer la plus insipide de toute l’histoire du cinéma).
et son pote (réalisateur) Dennis Dugan restent donc fidèles à eux-mêmes, et c’est plutôt réconfortant, les tentatives de virages de la plupart des comiques américains s’étant pour la plupart transformées en embardées suivies d’une sortie de route. Un film qui vient donc nous faire oublier les pires instants de la carrière de Sandler, comme Big Daddy, Mi-temps au mitard ou encore Copains pour toujours.

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  • Marvelll

    Naaaan, tu as osé!

    • Mr_Mechant

      Bah quoi il est marrant ce film. Ça faisait longtemps que j’avais pas ri au point de faire peur à ma nana.

      • Marvelll

        Je comprends qu’elle ait eu peur. Elle n’a pas du comprendre pourquoi tu as rigolé ;-)

        • Mr_Mechant

          T’inquiètes elle s’est bien marrée aussi. En tout cas on est restés moins stoïques qu’avec Jeff who lives at home… :P

          • Marvelll

            En même temps, ce n’est pas comme si c’était le même style. Jeff… n’a pas vocation de faire rire.

          • Mr_Mechant

            Le problème c’est qu’il n’a la vocation de rien. Pas vraiment de rire, pas vraiment d’émotions. Le seul truc qui m’a vraiment fait marrer c’est le monologue de Jeff au début, c’est d’une débilité rappelant les moments où l’on est complètement stone et que l’on raconte n’importe quoi (d’ailleurs lorsqu’on est stone on adule des merdes dénuées de sens, comme Signes). Mais ça reste maigre…