Dead Like Me: Life After Death

I'm so fucked up...


Arrêtée brusquement au bout de seulement deux saisons, ce fut un profond désarroi qui s’empara des millions de fans de par le monde lorsque la série disparue. La MGM se moquait-elle de son public au point de les considérer comme de simples consommateurs que l’on peut priver de leur plaisir sans crier gare ?
Les plaintes furent tellement nombreuses, que quelques années plus tard, la production au lion décida de mettre en chantier un téléfilm posthume afin de tirer une ultime révérence, plus propre que celle sur laquelle se clôturait la deuxième saison.
Malheureusement les appréhensions pointèrent rapidement le bout de leur nez, et à raison, car si la totalité du casting répondait présent, Mandy Patinkin alias Ruben ne fut pas de la partie, probablement plus intéressé par sa série Esprits criminels , et Daisy, interprétée par Laura Harris, fut remplacée par une illustre inconnue, Sarah Wynter.
Si la sous-trame entre George et sa soeur, Reggie, est émouvante, et tient heureusement une grosse partie de l’oeuvre, la trame principale, elle, se montre bien moins passionnante, voire même ennuyeuse. et , les scénaristes, qui ne savaient pas trop comment justifier l’absence de Ruben, l’ont remplacé par un leader démoniaque qui débauche notre équipe, afin de tester leur dévotion. Seulement nos héros parlent tout le temps de l’absence de Ruben, d’à quel point il leur manque, décuplant ce sentiment déjà ressenti par le spectateur. Masius/Godchaux n’avaient de toute façon que peu de pirouettes à leur disposition, et le remplacer par un ersatz aurait tout autant agacé le spectateur. En somme c’était une voie sans issue, et le constat final était inévitable.

Bref, Dead Like Me: Life After Death est une production correcte, à considérer comme une volonté de la MGM de s’excuser auprès de ses fans, même s’il est évident qu’ils ne l’ont pas non plus fait sans désintéressement. On en gardera surtout à l’esprit la partie entre George et Reggie, et le reste aura vite fait d’être oublié, et il faudra d’abord considérer le film comme étant un épisode à rallonge, comme un pilote, mais à la fin, au lieu d’être au début. a néanmoins réussi à se débrouiller pour éclipser Daisy afin que son remplacement ne se fasse pas trop ressentir, même si de toute façon elle n’était à la base qu’un personnage peu attachant (hormis lors de certains épisodes révélant des facettes cachées de sa personnalité).
Les fans auront néanmoins la possibilité de retrouver une partie du concept, ainsi que son humour noir, dans la série Pushing Daisies qu’a créé par la suite Bryan Fuller, papa de Dead Like Me.
Pour conclure, les accrocs à la série tiendront là un produit consommable, non indispensable, même s’il sera impossible de passer à côté, ne serait-ce que pour avoir le plaisir de voir une dernière fois notre fine équipe. Ceux qui ne connaissent pas la série ressentiront moins les défauts d’écriture, et ne seront pas perdus, une intro résumant plutôt bien de quoi il en retourne.

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