Chronicle

There's a new king in town.

(Date de sortie cinéma : 22 février 2012)


Ce mois-ci c’est le choc des supers-héros, avec Ghost Rider, qui se la joue badass avec un héros aussi charismatique qu’une tranche de gruyère moisie au milieu de la cours de récré, et de l’autre côté, on a le bébé de Max Landis, fils de Joe, et amoureux sans limite des comics. Comme l’on pouvait s’y attendre, en bon trublion fou-fou qu’il est, cherche à faire ce qu’il avait déjà fait avec The Death and Return of Superman, à savoir quelque chose qui sorte des sentiers battus et ne réserve pas la même purée à base de flocons que l’on se coltine tous les 3 ou 4 mois en salles. Pas question de nous balancer un énième good guy en personnage principal, ici c’est l’inverse, la naissance du mal, du pur anti-héros. Pas question non plus de nous servir de l’anti-héros émasculé façon Nicolas Cage, ici tout est jusque-boutiste, avec un protagoniste qui va à l’encontre de tout, sans revenir du côté clair jusque parce qu’un de ses proches lui aura servi un discours couillon comme c’est souvent le cas dans ce genre de productions. Ce Padawan, ou plutôt Jedi de Landis sait comment structurer sa narration, ce qui n’était à la base pas ce qu’il y a de plus aisé. Les clichés ne sont pas forcément évités, car tout ce qui a trait au quotidien des lycéens des teen-movies nous est resservi ici avec une fierté presque assumée, ne servant à appuyer qu’un peu plus l’aspect totalement égoïste de ces mômes. Honnêtement, à 17 ans, on vous donnerait ce genre de pouvoirs, vous feriez quoi ? Vous y iriez vous dessiner un costume pour la gay pride et défendre le citoyen, ou à l’inverse jouer au football Américain au milieu des nuages ? Landis a mis le doigt dessus en bon amoureux des comics, et c’est ce qui fait de son script quelque chose d’unique et de frais comme aucune autre histoire de super-héros ne l’a été depuis bien longtemps.

Bref, Chronicle est la deuxième bonne claque de ce début d’année. Underworld Nouvel ère nous balançait du gore en veux-tu en voilà, et ce Chronicle nous sort du produit lui-aussi à contre-courant, mais dans un autre sens, et avec un février comme ça on ce demande si les cartouches ne sont pas déjà toutes vidées, car tenir ce rythme jusqu’à décembre risque d’être un véritable chemin de croix.
Landis, vous l’aurez compris, est la tête pensante, mais il ne serait pas équitable de lui refiler tous les lauriers. Son comparse, c’est Josh Trank, qui se révèle être un réalisateur d’un talent inattendu, surtout que sa filmographie ne se limitait qu’à des épisodes de The Kill Point. Pourtant le bougre sait comment manier sa caméra et monter le tout afin de donner une suite logique à tout cet imbroglio, car en plus de ça, c’est un DV-movie ! L’ensemble du film se retrouve donc être en majorité composé des rushes des jeunes qui avaient décidé de filmer l’évolution de leurs pouvoirs, le tout étant comblé avec des vidéos de caméras de sécurité ou encore de badauds. Ça pourrait faire passer la pellicule pour quelque chose de cheap, mais loin de là, et cette utilisation du DV-movie est probablement l’une des plus judicieuses qu’il nous ait été donné de voir jusqu’ici (il vient d’ailleurs soutenir Grave Encounters dans le dur labeur qu’est de redorer le blason de ce type de cinéma). C’est simple, la scène finale est une folie pure, et le montage jongle avec les rushes d’une fluidité déconcertante au point que l’on a l’impression que les choses se déroulent devant nos yeux (ce qui est d’ailleurs appuyé par des effets-spéciaux plutôt au top, surtout pour une production aussi maigre que celle-ci). On a toujours rêvé d’avoir ce genre de pouvoirs, mais pour la première fois on a au moins l’impression que des personnes réelles les ont, ce qui est véritablement une avancée en matière de façon de filmer, de monter, et de narrer.
Pour conclure, si vous êtes amoureux des comics et avez toujours rêvé d’effleurer des doigts des personnages doués de super-pouvoirs, cette bobine est incontestablement le produit coup de coeur destiné à un public qui commençait à se lasser des productions sortant fréquemment en salles sans ne jamais apporter la moindre innovation. A l’inverse si les comics ne vous intéressent que peu et que vous avez déjà des super-pouvoirs (comme supporter Ghost Rider 2, par exemple), vous n’y verrez qu’un teen-movie de plus.
Mention spéciale pour le duo Josh Trank/Max Landis, qui signent une première collaboration réellement exceptionnelle. On espère revoir les deux gars bosser ensemble car franchement, quel pied !

  • http://lcbr.wordpress.com domdom2006

    Alors là, surprise totale !!
    Je m’attendais à une saucisse géante façon US, mais j’avoue que tu viens de le donner envie de le voir. J’avais même pas tilté sur le nom de Landis, un de mes réalisateurs fétiche de ma jeunesse, que je croyais décédé, lui et son style de cinéma… Voilà donc un digne descendant… Bonne nouvelle.

    • http://www.slashershouse.com Mr Méchant

      Ouais j’ai été étonné aussi. Le trailer m’avait plu, mais je pensais pas autant m’éclater ! :wink:

  • http://marvelll.fr Marvelll

    Vaut mieux voir Misfits pour des vrais anti-héros bad ass. Tout ce que Chronicle fait, Misfits l’a déjà fait (sans oublier un côté sexuel très prononcé). L’anti-héros de Chronicle est une purge comparé à ceux de Misfits qui lui en remontre à chaque épisode.

    • http://www.slashershouse.com Mr Méchant

      C’est quoi le rapport entre un film et une série ? Autant dire « plutôt que de mater cette purge de Ghost Rider 2, lisez le comics » (ce qui en soi, n’est pas plus mal)

      • http://marvelll.fr Marvelll

        Ben c’est le même thème :angel: et puis bon, entre une série et un film, le support est quand même très peu différent (surtout quand on sait que Misfits ne dure que 6 épisodes par saison, série UK oblige).

        Puis bon, si on n’a pas aimé le film Ghost Rider 2, je ne peux que dire de ne pas lire le comics car l’esprit est très proche xD (puis bon, ça n’a rien à faire là, ça sent un peu l’agression car on n’a pas d’arguments).

        Sinon je voulais mettre un point d’honneur par rapport à cette phrase : « à savoir quelque chose qui sorte des sentiers battus ». Chronicle n’invente rien et pire même, il fait moins bien qu’une série.

        • http://www.slashershouse.com Mr Méchant

          J’ai déjà lu Ghost Rider, mais la moto ça fait ptit zizi, je préfère Spawn. Puis bon faire le caliméro, hein… J’ai comparé tous les films de super-héros du mois dans ma critique, j’y peux rien si des trois GR2 est le bâton merdeux.

          Pointer du doigt l’histoire de Chronicle c’est un peu un argument de merde quand on a aimé GR2. Désolé, mais faire un DV-movie sur les super-pouvoirs ça sort des sentiers battus, qui plus est en réussissant à restituer une ambiance qui nous donne l’impression d’y être. Si t’aimes voir continuellement des adaptations pleines de CGI et dénuées de scénar, fais-toi plaisir, c’est sûr c’est tellement plus original d’adapter un personnage déjà existant que tenter d’en créer de nouveaux… xD

          • http://marvelll.fr Marvelll

            Je préfère les motos, la cape, ça fait homo refoulé :lol:

            T’as pas aimé GR2, d’accord mais pourquoi en parler dans Chronicle? Si tu veux en parler, tu sais où le faire…

            « faire un DV-movie sur les super-pouvoirs ça sort des sentiers battus », ça sent surtout l’argument marketing à mort :p

            « c’est tellement plus original d’adapter un personnage déjà existant que tenter d’en créer de nouveaux… » Ben quand ils sont aussi foireux que ceux de Chronicle, oui, vaut mieux se rabattre sur des valeurs sûrs.

          • http://www.slashershouse.com Mr Méchant

            Je viens de le dire ! Il y a trois films de super-héros ce mois-ci, donc j’ai le droit de les comparer. C’est interdit ?

            Non, ça sent la mise en scène qui donne l’impression d’être sur place.

            Foireux selon toi, mais vu les retours de Chronicle et ceux de GR2, je sais pas où se situe ta crédibilité sur une échelle de 1 à 10.

  • http://marvelll.fr Marvelll

    Dixit le mec qui met 6,5/10 à King Rising 2, un des films les plus mauvais au monde. Donc s’il te plaît, ne me parle pas de crédibilité :whistle: puis bon, on s’en fiche, on est là pour parler de nos passions, non? Mais vu le débat stérile que prend la direction de cette discussion, je préfère arrêter les frais maintenant. Bonne soirée.

    • http://www.slashershouse.com Mr Méchant

      Ça s’appelle le second degré, mais j’ai VRAIMENT l’impression que t’as du mal à comprendre ça (et c’est pas faute de le répéter !).
      En même temps tu pinaillerais pas sur des conneries hors de propos… Là c’est la comparaison avec GR2 et le coup d’avant c’est sur le 9/10 pour Troll Hunter, et pour finir la note à KR2. Toujours la même rengaine en somme, alors te plains pas que j’attaque ta crédibilité. Merci, toi aussi.

  • yves

    Les gars vous partez en vrille ; ce site était vraiment sympa au début, mais là je sais pas pourquoi ça fait plusieurs fois que je viens lire une critique puis les commentaires, et je vois les trois mêmes lascars qui s’écharpent entre eux pour savoir qui a le plus de crédibilité pour critiquer un film. Faut se reprendre là, arrêtez de faire les gamins. Construisez vos p***** de critiques proprement, avec des arguments recherchés et personne viendra vous casser les knacki balls. Si j’ai envie de lire des critiques de bolos et voir 3 teenagers qui se bastonnent entre eux pour savoir lequel a le plus de crédibilité je vais sur Allociné, pas sur un site qui se réclame « anti-mainstream » (parce que c’est ce que vous vendez).
    Sur ce, bonne réflexion.

    • http://www.slashershouse.com Mr Méchant

      D’où le système de modération des coms. S’il n’était pas activé ça serait la foire aux kikoolols pas contents. Je valide Marvelll parce que j’aime son blog et le fait qu’il me râpe les raisins n’y change rien, et ça fait depuis le début du site que l’on s’engueule constamment, donc c’est loin d’être une nouveauté !
      C’est l’amour vache, faut pas chercher à analyser ou nous conseiller une bonne réflexion. L’internet nous permet d’être cons et immatures, alors on s’en prive pas.