Au cinoche, on a rarement de vrais méchants, ceux qui n’hésitent à tuer de sang froid, même d’innocentes femmes de leurs propres mains. C’est là qu’arrive Don, probablement le plus gros de tous les enfoirés que la planète ait pu connaître. Mais comment s’identifier à un tel salopard, et surtout, comment l’aimer ? C’est simple, il faut la présence de Shah Rukh Khan et son inébranlable flegme, et tout un lot de scènes d’actions, de préférence avec des flics ripoux, pour que notre anti-héros finisse presque par devenir un Ethan Hunt version méchant.
Le synopsis annonce pourtant une couleur assez différente, notre personnage est chopé, remplacé par un bon bougre un peu nigaud qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, et qui sera formé pour le remplacer et effectuer à sa place la mission. Malheureusement, tout comme dans Volte Face avec Nicolas Cage et John Travolta, tout vire au cauchemar car l’original meurt, ainsi que toutes les personnes au courant de l’histoire, et notre faux Don se retrouve non seulement obligé de mener sa mission à bien, mais aussi rétablir la vérité et ne plus être pourchassé. Inutile de dire que le budget a été de mise, et que les scènes d’action s’enchaînent à un rythme soutenu, les retournements de situation se succèdent, jusqu’à un final d’une immensité telle que l’on se retrouve cloué sur place tant il était inattendu.

Bref, Don, en plus d’être un excellent actioner, dispose d’un sex-appeal indéniable, d’une bonne dose de polar, et de coups de pieds et poings qui font mal quand ils atteignent leur cible.
Comme à l’accoutumée, la bobine dure pas loin de trois heures, mais elles filent plutôt vite tant l’histoire se montre passionnante.
Le casting quant à lui est largement satisfaisant, avec Shah Rukh Khan toujours au top en arts-martiaux, une Priyanka Chopra efficace en flic de choc et de charme, un Arjun Rampal très sympathique, et puis certaines apparitions sont un véritable plaisir, dont celle de Kareena Kapoor, qui bien qu’elle n’ait que peu de temps à l’écran, l’utilisera de façon à combler ses fans.
Pour conclure, les fans du genre Bollywood/actioner auront largement de quoi se divertir, et la pellicule viendra sans nul doute s’inscrire parmi leur liste de films à suivre (le 2 vient de sortir). Les plus réfractaires aux chansons Indiennes pourront se laisser tenter, celles-ci étant minimes, le côté violent de l’œuvre ne laissant que très peu de place aux moments de jubilations.
Mention spéciale pour le final, rarement vu au cinéma, assurant un twist phénoménal qui restera dans les mémoires et enfoncera l’aspect quasi culte de Don.


















