Gros best-seller aux Etats-Unis, le Freakonomics de Steven Levitt et Stephen Dubner se devait d’être adapté au cinéma, afin de toucher un plus vaste public, et atteindre les plus allergiques aux livres traitant d’études de société.
Scindé en quatre parties, l’œuvre s’attaque à divers sujets, tentant de nous révéler les faces cachées d’une société au fonctionnement saugrenu, comme le titre du film l’indique, mais que l’on tait, qu’on les connaisse ou nom. Du nom de votre enfant, aux tricheries en passant pas votre agent immobilier, notre société est mise à mal dans un documentaire diablement intéressant, compréhensible par monsieur tout le monde, et n’oubliant pas une touche d’humour, souvent grinçant, afin de captiver son auditoire, le faire sourire et non étaler bêtement des faits dans le seul but de dénoncer.

Bref, Freakonomics est un documentaire sympathique, mais hélas loin du livre dont il s’inspire. Il n’est d’ailleurs pas une adaptation à proprement parler, mais une sorte de résumé, ce qui a la fâcheuse tendance à donner une impression de survol. Qui plus est on pourrait l’apparenter à une sorte de préface dévoilant quelques points clés du livre, sans les approfondir, ce qui aura pour effet de donner envie de le découvrir, ce qui en soit est louable. Et puis cette relative légèreté montre une certaine envie d’être dévoilé au plus grand nombre, pas que les adultes, mais aussi les adolescents, d’où ses illustrations visuelles très branchées et allant même parfois jusqu’à ressembler à un spot de MTV.
Le seul gros point faible que l’on pourra reprocher au métrage est son manque de constance dans sa rythmique, les parties ayant toutes été réalisées par des personnes différentes, et sa plus longue, celle sur les sumos, sera la plus pataude, et aura tendance à casser un ensemble qui reposait justement sur un montage dynamique.
On appréciera néanmoins la bande-son, ressemblant pas mal à du Hans Zimmer, certes en moins bon.
Pour conclure, les amateurs de documentaires de société auront quelque chose de suffisamment intéressant pour passer un bon moment et en apprendre un peu plus sur la société, surtout celle Américaine. Les autres, notamment ceux qui ont lu le livre, se lasseront assez vite, et ce à cause d’une certaine superficialité et d’une manque de constance dans le traitement.
Mention spéciale pour la partie sur les prénoms, de loin la plus intéressante et amusante, mais aussi très instructive, notamment pour les Européens qui sont pour la plupart étrangers à tout l’univers des patronymes Américains, et plus particulièrement Afro-américains.


























