Echange standard

Ni repris, ni échangé, ni remboursé !

(Date de sortie cinéma : 28 décembre 2011 — Date de sortie DVD/Bluray : 3 mai 2012 — Titre original : The Change-Up)


Quand on a pas d’idées, et que l’on a pas envie de payer les droits pour faire un remake, on pompe une histoire utilisée des centaines de fois (ici l’échange de corps), quitte à passer pour des cons parce que Rob Schneider l’a déjà fait dix ans plus tôt. Et puis comme la mode est au style Very Bad Trip, baignant dans le jus de gras, on y va à fond dans le cul, le pot et l’alcool, avec comme leitmotiv « more ! more ! more ! ». Malheureusement ce que l’on a au final c’est surtout du « less ! less ! less ! » morale (ailleurs l’herbe n’est pas plus verte) et juste un étalage beaucoup trop long de farces qui marchent de temps en temps, mais finissent par être rébarbatives, s’enfonçant toujours plus loin dans les situations vulgaires sans jamais chercher à creuser le texte pour faire autre chose que du gag de situation. Ça devient vite lourdingue, surtout quand on voit le casting proposé, globalement correct, avec un qui savait faire rigoler dans Extract, une qui était rayonnante dans Funny People, et puis un qui s’est perdu en chemin depuis Adventureland, et sans oublier , nouvelle icône du sexe servie à tous les sauces et que tous les hommes rêveraient de faire trôner au sommet de leur pénis.


Bref, Échange standard vient s’inscrire parmi la longue liste de comédies grasses dont les nous font l’honneur depuis quelques années, tout en repoussant les limites un peu plus loin.
On comprend mal pourquoi le tout a été autant tiré en longueur, si ce n’est à cause d’un casting qui obligeait chacun des participants à avoir un maximum de temps à l’écran. Malheureusement ça fait du mal à la plupart d’entre-eux, même si ne redescend de grâce pas plus bas qu’avec son Green Lantern, tout en restant en deçà de Van Wilder.
Un sentiment final donc très mitigé, et ça n’est pas très étonnant, les scénaristes ( et ) étant ceux là même qui étaient aux origines de Very Bad Trip. Ce qui est en revanche décevant, c’est que , le réalisateur, semble toujours se chercher, car après un Serial Noceurs concluant, s’était orienté vers la familiale avec Frère Noël, oscillant donc entre bon et mauvais, et l’argent semble finalement être son seul intérêt dans le métier; à voir si ça changera avec son Arthur & Lancelot et son casting encore de haute volée (Gary Oldman, Marion Cotillard, Kit Harington, Joel Kinnaman).
Pour conclure, si le mélange diarrhée de nourrisson, drogue, alcool et cul vous fait frémir, foncez. Dans le cas contraire, attendez sa sortie en location afin d’éviter une amère déception.
Mention spéciale pour , la seule du groupe qui ne se contente pas de jouer comme un pancake tombé derrière une gazinière, réussissant à apporter un minimum de fraîcheur à un ensemble qui pue pas mal du cul.

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  • http://silence-action.com/ Dom

    Ouais, c’est plutôt médiocre à la sauce pas bon. Par contre, je trouve dommage que Leslie Mann soit justement employée toujours dans le même rôle type de femme au foyer en crise. Elle va finir par s’enterrer là-dedans !

    • http://www.slashershouse.com Mr Méchant

      Hé ouais mais que veux-tu, c’est l’incarnation de la femme au foyer que tous les trentenaires/quarantenaires aimeraient avoir. Et l’avantage de cette position c’est que ça lui permet d’être la seule à ne pas être tachée par le gras de ce film. C’est la new Vierge Marie (bon peut-être pas quand elle se plaint que personne ne la baise…).