M. Popper et ses pingouins

Send-da-penguin ?

(Date de sortie cinéma : 20 juillet 2011 — Date de sortie DVD/Bluray : 7 décembre 2011 — Titre original : Mr. Popper's Penguins)


 

Ah les animaux et le cinéma, c’est une longue histoire d’amour ! Enfin pour certains, mais pas pour tous. Beaucoup en ont marre que le genre animal serve de nerf central à des comédies faciles ciblées pour attirer les enfants et généralement tournant autour des mêmes ficelles. Pour une fois, bien qu’un amoncellement de clichés nous soient servis par un scénario suivant une trame usée maintes et maintes fois (le mec qui est devenu aigri et cupide suite à une absence de présence paternelle, et qui grâce à l’arrivée de ces volatiles redeviendra peu à peu « humain »), et sans que l’on sache trop pourquoi, ça marche. Peut-être parce que les acteurs ne sont pas horripilant comme dans Beethoven, ou simplement pas étouffés dans une bulle comme dans le Docteur Dolittle, mais il n’en reste pas moins que l’on s’assoie, on se laisse enguimauver par cette humeur bon enfant, et tout comme les pingouins, on glisse jusqu’à la fin comme eux le feraient sur la banquise.


Bref, M. Popper et ses pingouins est une comédie familiale globalement réussie, sans grands rebondissements certes, mais dilapidant suffisamment de bons sentiments et personnages agréables afin que le jeune public auquel il est davantage destiné puisse s’y attacher. On regrettera un Jim Carrey un peu pataud, loin de ses folies démesurées de Saturday Night Live, et il semble certains qu’entre films adultes (Le numéro 23, Eternal Sunshine of The Spotless Mind) et comédies familiales, il ait laissé définitivement de côté les comédies grasses qui le rendirent célèbre. Un changement de parcours qui en décevra beaucoup, mais tout comme Robin Williams, il y a un moment les hurlements, couinements et gesticulations ne fonctionnent plus et doivent laisser place à autre chose.
Pour conclure, si vous aimez Jim Carrey mais que sa marque de fabrique vous excède, vous trouverez un intérêt à voir cette pellicule, l’ensemble ne gravitant pas autour de son unique personne. A l’inverse, si vous continuez à réclamer ses grimaces exaspérantes et son humour lourdo-scatologique, vous ne serez pas du tout convaincu, hormis lors de brefs passages où il s’autorise quelques écarts afin de contenter un minimum ses fans.
Mention spéciale pour les pingouins, atout original et redorant le blason de ces animaux qui incarnaient le mal dans le second Batman de Tim Burton. On pourra se montrer dubitatif quand à leur rendu visuel pas au top de ce que la technologie actuelle peut permettre, mais ils ont l’avantage d’être très bien intégrés et d’interagir avec les acteurs de façon crédible (merci à l’équipe technique d’avoir dirigé six vrais pingouins afin d’éviter des phases à l’aspect trop artificiel).

  • http://cine-speedy.blogspot.com Speedy

    Un film purement familiale mais divertissant tout de même, puis Jim Carrey ce fait tellement rare qu’il serait dommage de passé à coté ! Après faut passer outre l’excès de bon sentiment et le scénario cliché …

  • http://club-de-magie.com Eps

    Oui, j’avais bien aimé ce film. Facile mais terriblement efficace !
    Sinon, Penguin en anglais c’est Manchot chez nous.

    Ça fait des années qu’ils (les traducteurs) se gourent…

    • http://www.slashershouse.com Mr Méchant

      Je pense que c’est parce que le pingouin est plus familier que le manchot. Et puis le terme « penguin » est employé en anglais aussi bien pour les pingouins que pour les manchots. Mais dans le cas présent ce sont effectivement des manchots papous, plus généralement connus sous le nom de Gentoo Penguins (à cause de Linux).