Les Schtroumpfs, Tintin, il semble qu’Hollywood ait jeté son dévolu sur les BD Belges pour les mettre à leur sauce. Si le résultat se montrait plus ou moins satisfait selon les points de vue avec Tintin, ces pauvres Schtroumpfs n’ont hélas pas eu le droit au même traitement. Pourtant le tout partait d’une idée intéressante, supposant que les petits bonhommes bleus étaient des créatures réelles découvertes par Peyo, et qu’il les avait mis par la suite en BD. Évidemment, formule Américaine oblige, lorsqu’ils sont téléportés dans notre univers ils n’arrivent pas à Bruxelles, mais en plein New York, capitale officieuse des Etats-Unis. Malheureusement le reste suit une routine basique et sans risques, avec nos Schtroumpfs qui rencontrent un couple charmant qui les aidera à retrouver ce dont ils ont besoin pour pouvoir retourner dans leur monde, et idéalement, se débarrasser par la même occasion de Gargamel, bien décidé à s’emparer d’eux pour booster son XP.
En résulte quelque chose de plat, et même si le public auquel il est destiné est censé être jeune, les rires se montrent sporadiques et tournent essentiellement autour d’Hank Hazaria qui cabotine en Gargamel, et son chat Azraël, qui sera finalement celui qui volera la vedette à tout le reste du casting, un comble. On avait pourtant Neil Patrick Harris, qui joue les obsédés dans How I Met Your Mother et la saga Harold et Kumar, mais qui se retrouve à jouer les publicitaires gentillets (ou castrés, c’est comme vous voulez), et l’on se demande quel était le but de sa venue, si ce n’est essayer d’attirer/rassurer un public adulte qui le connaît bien. C’est d’ailleurs ce public adulte qui sourira avec le coup de pub pour une fois pertinente pour le format Bluray, ainsi qu’une autre pour le Blue Man Group, cependant ça reste un peu trop léger pour empêcher les parents de s’enschtroumpfer.

Bref, Les Schtroumpfs, bien que prévisible et pas très créatif, réussira à distraire un minimum le jeune public, mais est loin de venir inscrire son nom parmi les adaptations de qualité.
En plus de ce constat mitigé, la technique n’a pas forcément été là pour soutenir le tout. Nos Schtroumpfs sont bien rendus, mais assez souvent mal intégrés, en particulier lorsqu’ils rentrent en interaction avec les acteurs (tenus dans les mains par exemple), et qui plus est ces derniers ont l’air la plupart du temps de parler dans le vide, ne semblant pas être vraiment à ce qu’ils font ou simplement mal dirigés par un réalisateur (ou producteur) bien trop pressé de terminer son film afin d’en recevoir l’usufruit.
Pour conclure, si vous êtes un fan insatiable des Schtroumpfs, vous rejoindrez probablement le camps de ceux qui vomissent cette production. A l’inverse, si ça n’est que l’aspect divertissement qui vous motive, vous passerez 90 minutes allant d’instants sympathiques à d’autres insipides. Sachez également que le doublage Français apporte un avantage et inconvénient, le premier étant que Gérard Hernandez double le Grand Schtroumpf, rôle qu’il tenait déjà dans la série animée, et le second étant que les blagues ont été affreusement mal traduites et réduisent considérablement le côté burlesque.
Mention spéciale pour Azraël, qui est la grande star du film. Preuve en est que les chats rouquins ont la cote, tout comme Garfield, ou le Chat Potté.


























