Quand on est un enfant adopté, est-ce bon de vouloir savoir qui son nos géniteurs ? Et surtout, est-ce bon quand la responsable des adoptions s’est plantée dans la paperasse, et que votre arbre généalogique vous embringue dans un road-trip qui va vous attirer tout un tas d’ennuis ? La réponse ne nous est pas vraiment donnée avec cette pochade, puisque ça n’est pas son but, celui-ci étant bien plus proche de la loi de Finagle, dure loi que connaîtra à nouveau Ben Stiller dans la saga Mon beau-père et moi. Chacun de ses actes provoquant des réactions en chaînes, dans le seul but est de nous faire rire, sans jamais se prendre au sérieux. Allant de famille d’Ecossais à camionneur fou, il déchante, tout en gardant son self-control, et même lorsqu’il tentera d’améliorer les choses, il se démerdera pour agir de travers et s’attirer encore plus d’ennuis, l’entraînant dans une spirale paraissant sans fin, pour notre plus grand plaisir.

Bref, Flirter avec les embrouilles est une comédie efficace, où le réalisateur et scénariste David O. Russell s’amuse avec brio à parsemer d’embûches le chemin de notre héros bien malchanceux. Un film d’ailleurs très étonnant de la part du réalisateur qui nous aura donné quelques années plus tard son excellent Fighter, à des années lumières de celui-ci (même si l’on y retrouve son attirance pour les vies qui se barrent en couilles).
S’ajoute à cela un casting à la hauteur, avec une Patricia Arquette brillante, une Téa Leoni diablement sexy, et un duo de flics gays hilarants (leur discussion sur leurs relations sexuelles est à mourir de rire) composé de Richard Jenkins et Josh Brolin (d’ailleurs méconnaissable sans sa gueule cassée façon True Grit).
A noter d’ailleurs que Ben Stiller et Téa Leoni ont une nouvelle fois partagé l’affiche dans le récent Le casse de Central Park.
Pour conclure, les amateurs de comédies orientées road-movie déjanté auront l’occasion de se payer une bonne tranche de rigolade en suivant ces aventures improbables. Les plus premiers degré auront du mal à comprendre cet acharnement sur son protagoniste, et ne trouveront pas de raisons de sourire de sa — toute relative — déconfiture.
Mention spéciale pour Ben Stiller, qui s’illustrait déjà comme le mec à la vie de merde, ce qui le désignait pour être le gendre encore moins chanceux de Robert de Niro.


























