The Human Centipede II

You never gone ass to mouth.


Vous venez tout juste de nettoyer votre salon de tout le vomi que vous avez pu y expulser après avoir vu le premier Human Centipede que voilà déjà le second qui débarque.
Le premier opus avait, tout comme bon film immoral qui se respecte, divisé le public, certains y voyant un renouveau du genre, et d’autres n’y voyant qu’un Torture porn/Splatter pour voyeurs inavoués. Tom Six, le scénariste, réalisateur et producteur de cette saga, s’est amusé de cette seconde partie du public, et comme un crachat sorti du fin fond de sa gorge leur a expulsé en plein visage cette fiction qui cette fois-ci franchit le quatrième mur, afin de les agacer autant que possible. Imaginez un déséquilibré aficionado du premier épisode, qui sexuellement émoustillé par le film, décide à son tour de jouer aux Lego avec des êtres humains.
Cependant, Six ne voulait pas non plus servir une simple revanche facile dans le simple but de dégoûter, et tout comme avec le premier, il faudra attendre que les trois premiers quarts d’heure soient passés pour que les joyeusetés débutent. Histoire de satisfaire le public, il y aura bien quelques effusions de sang lors des kidnappings des victimes, mais rien de réellement choquant. Six tenait d’abord à développer son protagoniste, Martin, ignoble petit homme adipeux violé par son père, constamment rabaissé, cumulant les clichés du malade qui en font une caricature, merci à l’interprétation de Laurence R. Harvey, auquel le rôle va comme un gant.
Tout ceci passé, les choses débuteront, mais à l’inverse du premier, elles ne sont plus succinctes et survolées, ici les close-ups sont légion, et Six y va à fond avec les prothèses en latex qui pour la plupart finiront perforées, éventrées, ou déchirées. Les dents sont arrachées, les lèvres agrafées aux postérieurs, en somme Six abandonne la suggestion au profit du gore basique, et pourtant, bien que l’effet soit moindre que dans le premier, et tourné en noir et blanc, la censure sera passée par là et le film allègrement interdit (en Angleterre notamment, là où il a été tourné).


Bref, The Human Centipede 2 est une suite logique au premier. Le Docteur Heiter était fou et « savait » ce qu’il faisait, donc peu de choses étaient montrées. Ici notre protagoniste est lui-aussi fou, mais dénué de connaissances en médecine, la chirurgie devient boucherie, et il fallait que le visuel suive cet aspect. D’ailleurs, à l’inverse du premier qui inspirait du dégoût, c’est avant-tout l’aspect burlesque qui prend ici définitivement le pas, et l’on s’exclame, hilare, « bouah c’est dégueux », et la succession de scènes absurdes dans ses dernières minutes viendront enfoncer le clou.
Six a cette fois-ci développé un peu plus ses personnages, que ça soit le toubib à côté de ses pompes, la mère castratrice, ou encore Ashlynn Yennie, qui revient cette fois-ci dans son propre rôle, servant une finalité qui fera pouffer de rire les fans du premier.
Cependant, bien que l’ensemble soit distrayant, il est indéniable qu’il est inférieur au premier. La formule fonctionne, fait toujours autant jaser, et même s’il on éprouve une forme de satisfaction, on ressent aussi une sorte de crainte quant à ce que deviendra la saga dans sa globalité. Peut-être aurait-elle dû s’arrêter avec la mort du Docteur Heiter
Pour conclure, si la première aventure que nous avait offert le réalisateur Hollandais vous avait plu, celle-ci aura tout ce qu’il faut pour vous convaincre, bien que la direction suivie soit légèrement différente. Ses détracteurs et autres personnes n’ayant pas une once de second degré pisseront dessus comme ils l’avaient déjà fait auparavant, c’est une certitude — mais c’est aussi de cette pisse que s’abreuve The Human Centipede, ne l’oublions pas.
Mention spéciale pour Laurence R. Harvey, qui incarne ici son premier rôle, laid au point de dépasser tous les acteurs que Jeunet a pu embaucher, et qui sert une prestation inquiétante. Il y a peu de chances que l’on puisse le revoir un jour en tête d’affiche, mais il est sûr que l’on ne l’oubliera jamais.

Retrouvez le making-of et plus d’extraits sur la brève que nous lui avions consacré ici.

  • spif

    voila un putin de film grade malsain !!!!! les gens se plaind du premier !! et b si il verais se lui si il dirons que le premier etait juste un DISNEY !! il vas loin trés loin !! notament comment il defonce les dents du type …..!! et plus encore !!! je pase les detail pour vous laissé la surprise !!!! a voir pour les grand amateur gore et trash !!! moi je l’ai bien aimé !!!!!!! salut :p

  • alexandre.vassili

    je crois que le pire c etait le nouveau né écrasé sous la pédale d enbrayage…

  • alexandre.vassili

    et nan bien meilleur que le premier et de loin!
    la on assiste a un film cradingue, incroyablement bien interprété et habité, avec des scenes jusqu au boutiste, quand le premier n etait qu un mauvais derrick plat et bien bien chiant…
    Le premier film ne reposai que sur l idée quand le second l exploite réellement, avec en plus un talent incroyable pour recycler certaines sequences du 1er film avec martin et son pc portable qui prend des notes :), une mise en abime ancré dans la réalité du second vraiment bien amené surtout avec l apparition de l actrice principale du premier film qui sous couvert de casting va participer un peu aux réjouissances…
    Passionnant de bout en bout et vraiment prenant, pour une fois je ne suis pas décu par ce que l on annonce toujours comme l’énième « plus malsain et pire torture porn jamais réalisé »

  • greglewotan

    suis profondément choqué ! j’ai failli vomir… ;-(

  • Junkhead

    Alexandre Vassili a tout dit, c’est exactement ça. Nettement supérieur au premier, violent, cru, admirablement bien joué, l’intégration du premier est asticieuse. Un chef d’oeuvre.

  • Aubrey

    Pour ma part, j’ai plus apprécié ce deuxième volet pour plusieurs raisons. Tout d’abord le côté psychologique des personnages, en particulier de Martin bien sûr, qui sans être exceptionnellement original reste quand même assez percutant. Mais j’ai surtout aimé les « relations » entre les humains, par exemple entre la mère et le fils. La mère tellement épuisée par la vie qu’elle demande à son fils de faire ce qu’elle n’a pas le courage de faire toute seule, mourir. Une relation tellement absurde qu’on dirait tout droit sortie d’une pièce de Beckett.
    Le noir et blanc donne un effet de surréalisme, de rêve ou presque de dimension parallèle d’un monde où la seule manière de se distraire est d’en arriver là ou Martin est allé: la torture.
    De plus, alors que le premier film reposait surtout sur l’idée de choquer avec une idée de sadisme très nouvelle et répugnante (une chaîne humaine), ce deuxième opus, en plus de la psychologie écœurante de Martin, va encore plus loin dans le gore et le choquant, en montrant ouvertement des scènes violentes pleines de tabous [SPOIL: La femme enceinte et le bébé par exemple].
    Je pense qu’il faut savoir passer au dessus des scènes dégoutantes (qui, je dois l’avouer, sont particulièrement réussies), pour apprécier tout ce côté « spirituel », si j’ose dire.
    Pour moi, c’est donc un film à voir, que l’on soit juste à la recherche du gore pour le gore, ou d’un film à la dimension absurde qui n’est pas forcément là seulement pour rentabiliser les sacs à vomi.