Vague remake d’un épisode de La Quatrième Dimension, l’aventure nous place dans un futur pas bien différent du notre, si ce n’est que les combats de boxes ne sont plus orchestrés par des humains mais par des robots. On sent l’ombre des Transformers, mais aussi celle de Zemeckis, qui en est le producteur, et joue d’ailleurs ici l’une de ses dernières cartes, ses dernières productions, dont Milo sur Mars, ayant été des échecs commerciaux retentissants. Néanmoins ce qui plaît dans cette petite histoire de rapprochement père et fils, c’est l’aspect intimiste que véhicule l’œuvre. On se rappelle cette époque de notre enfance où l’on tenait dans chaque mains un personnage en plastique et qu’on les faisait s’entre-tuer. Cet aspect réveille bien plus de souvenirs chez le spectateur masculin, appuyé par la présence du fiston, et suscite plus d’intérêt qu’un grand n’importe quoi de mec mal outillé qui veut compenser en détruisant des villes à grands coups d’explosions (pardon Michael Bay).
Ça n’est certes pas tout pour faire un film, mais Shawn Levy sait quand poser ses combats, de façon à ne pas nous servir qu’une énième démo technique, et quand développer ses personnages et leurs relations.

Bref, Real Steel est une production correcte, disposant d’atouts qui font de lui un blockbuster familial convenable.
Les effets-spéciaux sont évidemment au top, et se mêlent bien au décor, afin de n’être jamais exagérément mis en avant et délaisser l’aspect humain.
La relation père/fils sentira évidemment le déjà-vu, mais on préfère autant ça qu’une succession de combats dénué de fil conducteur. D’ailleurs de ces deux personnages ça sera d’avantage le fiston, incarné par Dakota Goyo, qui se distinguera, éclipsant Hugh Jackman, ce qui est assez normal, la production étant bien plus destinée aux enfants qu’aux adultes.
Pour conclure, les amateurs de combats de jouets de tailles démesurées auront de quoi passer un bon moment sans avoir à faire chauffer la cafetière. Les amateurs de films façon Rocky ou Raging Bull se seront quant à eux trompés de salles, la comparaison n’étant à peine concevable, et le contenu diamétralement opposé.
Mention spéciale pour Dakota Goyo, qui comme dit plus haut est la véritable star du film. On a tous rêvé d’avoir comme jouet un robot géant, et vivant, et les plus jeunes auront aucun mal à s’y identifier.




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