Sex and Zen 3D (3-D Sex and Zen: Extreme Ecstasy)

Sexbomb sexbomb, you're a sexbomb.

(Date de sortie cinéma : 27 juillet 2011 / repoussée ? — Titre original : 3-D Sex and Zen: Extreme Ecstasy)


Véritable buzz qui a fait très rapidement le tour du net suite à son succès inattendu, passant largement devant Avatar au box-office Hongkongais, voilà qu’arrive enfin chez nous ce film érotique en 3D. Est-ce le renouveau du genre érotique, ou juste un énième métrage exploitant le filon qui nous oblige à porter des lunettes qui nous donnent l’air con ?
Au temps de la dynastie Ming, Wei Yangsheng (Hiro Hayama) est convaincu qu’il faut profiter du peu de temps que nous laisse la vie pour rechercher le plaisir sexuel ultime. Lorsqu’il fait la connaissance de Tie Yuxiang (Leni Lan), la très belle fille d’un prêtre taoïste, les deux jeunes gens tombent éperdument amoureux. Ils se marient mais la jeune femme ne parvient pas à assouvir les désirs de son compagnon.
Pour Wei Yangsheng commence alors la quête de tous les plaisirs qui, des secrets de la nature en pratiques expertes, vont le mener à ce que l’amour physique peut offrir de plus fort et de plus spectaculaire. Dans cette course effrénée, son amour pour Tie Yuxiang ne le quitte pourtant jamais.


S’il fallait faire une liste des pires films en 3D, Sex and Zen serait parmi les privilégiés. Les CGI sont pour la plupart bien en dessous du niveau moyen des productions asiatiques, et ça n’est pas étonnant, son budget n’étant que de 2,5 millions de dollars, mais le pire est vraiment cette 3D constamment hors de propos. Les hongkongais n’ont pas Weta sous la main, et se débrouillent en bricolant en post-prod, nous servant un n’importe quoi visuel assez déroutant. En fait cette 3D est étonnante, mais pas dans le bon sens, car comme s’ils étaient contraints de nous livrer un effet toutes les 5 minutes, ils tentent sans cesse de faire surgir un élément du décor, sans que l’on puisse deviner à l’avance lequel, et ce toujours de façon illogique. Grosso-modo, les effets 3D seront la conséquence de quelqu’un qui sans raison, enverra quelque chose vers la caméra, hormis à la fin, où les effets ne seront qu’uniquement concentrés sur des volées de poignards et autres projectiles de revolvers. On a bien quelques décors montagneux, mais ceux-ci étant en CGI, je vous laisse imaginer la désillusion visuelle.
Néanmoins tout n’est pas pourri au royaume de Ming. Les tétons vous arrivent dans les yeux, et c’est l’un des seuls effets que l’on retiendra. Les décors intérieurs sont plutôt charmeurs, tout comme les costumes, très crédibles et imaginatifs. On appréciera aussi le générique d’ouverture, réalisé par une agence tierce, et dessinant un paysage mélangeant calligraphie et 3D de façon plutôt bien fichue.
Les actrices sont belles et ont des poitrines plutôt imposantes pour des asiatiques, et les acteurs sont eux-aussi physiquement attrayants.


Bref, Sex and Zen 3D est après True Legend un nouvelle exemple du manque de maîtrise de la 3D par les hongkongais. Au-delà des aspects techniques, on regrettera que le côté érotique de l’oeuvre tombe à l’eau, car si quelques scènes réussiront à émoustiller l’hétéro amateur de jeunes femmes asiatiques, ce sera plus souvent le dégoût ainsi que les rires qui prendront le pas, et ceci à cause d’un scénario loupé, flirtant plus avec le genre Nikkatsu, les sexes géants étant légion (notre héros se fait greffer un sexe d’âne), ainsi que les tortures sexuelles, nous donnant presque l’impression de voir un film de sexploitation des années 70 façon Women in Cages ou Ilsa La louve des SS, en somme pas de quoi avoir une belle érection. On ne pourra également pas s’empêcher de rire, en tant qu’occidentaux, à la façon qu’ont de jouir — ou plutôt de simuler — les femmes asiatiques, qui ferait penser au son qu’émettraient des poussins si on leur sautait dessus à pieds joints.
Comme souvent les hongkongais misent plus sur la quantité que la qualité, ce qui a pour défaut de pousser la pellicule à 2 heures, installant de nombreuses phases d’ennui.
On s’en rappellera surtout comme d’une comédie érotique un peu gore et violente, mais nous sommes hélas très loin de L’Empire des sens, et l’on regrette que ce renouveau — manqué — du film érotique n’ait finalement que peu mérité le buzz mondial qu’il avait suscité.
Mention spéciale pour Vonnie Lui, délicieuse, et qui ne laissera pas le public de glace, en particulier grâce à son visage et son corps sortis d’un fantasme, et l’on comprend aisément pourquoi elle est surnommée à Taïwan « la Sex Bomb de Hong Kong ».

  • maitre shifu

    encore un jeune padawan qui en a bcp à apprendre du cinéma de HK des années 90 ^^
    http://eastasia.fr/dossiers/sex-and-zen-3d-the-great-extasy-preview-en-direct-de-hong-kong/

    • http://www.slashershouse.com Mr Méchant

      C’est un genre bien particulier, et puis honnêtement, HK ou autre, le cinéma érotique ne m’intéresse pas. On se retrouve devant un Nikkatsu et ça me plait pas. Le film se serait appelé « The Vaginal Slaughter Horse » j’y aurais été avec un esprit différent. Quoiqu’il en soit, ça dure plus de 2 heures, et expert ou pas, on s’emmerde un peu, et j’ai été plutôt sympa avec ce film qui s’est quand même fait trucider par la critique et le public. :wink:

  • http://www.silence-action.com/ Dom

    La deuxième photo qui illustre ta critique est délirante, ça donnerait presque envie de le voir !

    • http://www.slashershouse.com Mr Méchant

      Bah y’a des trucs marrants comme ça, et des trucs qui le sont moins, dont l’espèce de vrille à vagin qui transforme en steak haché celui de Tie Yuxiang (c’est pour ça qu’elle gueule sur la 2e photo, la vrille sort du dos du cheval).

  • elliot

    lol ou le voir ?

    • http://www.slashershouse.com Mr Méchant

      Sa sortie ciné a été annulée mais Seven7 a confirmé qu’il sortirait bientôt en dvd/bluray. Il est cependant disponible en import sur des sites comme yesasia ou cdjapan =]