The Final Descent.
(Date de sortie DVD : 3 novembre 2010 – Titre original : Fritt vilt)

La Norvège ça n’est pas que les fjords, c’est aussi les films d’horreur, entre-autres. On se rappelle de Dead Snow, Hidden, ou encore Next Door, mais le genre slasher pur et dur manquait encore d’une véritable icône; c’est ici que Cold Prey intervient.
5 jeunes norvégiens décident de partir en vacances dans les montagnes, afin de pouvoir faire du snowboard. Alors qu’ils sont isolés de tout, Morten (Rolf Kristian Larsen) se casse la jambe.
Les 5 amis vont alors se réfugier dans un hôtel abandonné. Le vrai cauchemar commence alors…

Un petit slasher venu du froid, c’est à peu près tout ce que l’on retiendra de ce Cold Prey. Reprenant à la lettre les codes du genre, l’oeuvre nous fait suivre les tribulations d’une bande de jeunes venus fumer de l’herbe dans les montagnes et qui seront contraints de trouver refuge dans un vieil hôtel. Poser un background c’est bien, mais le problème c’est qu’il patine, et pendant le première moitié du film c’est le calme plat, et l’on finit presque par en perdre patience. Puis enfin tout se met à bouger, la mise en scène et le style visuel changent complètement, un peu comme si l’on passait d’American Pie à Vendredi 13 en une fraction de seconde; c’est déroutant, mais enfin ça court, ça crie et surtout, ça saigne.
Pas de quoi crier au génie, mais ce qui commençait à ressembler à une arnaque se transforme finalement en un slasher correct, plutôt bien dirigé et doté de quelques bons moments de sursauts, mais également une réelle puissance visuelle donnant à chaque coups de pioche du tueur l’impression qu’on se les prend dans la tronche.

Bref, Cold Prey se laisse regarder, malgré une première partie laborieuse, mais quand on sait que le second opus en est la suite directe on finit par comprendre que celui-ci jouait surtout un rôle introductif. C’est une explication, mais pas une excuse, l’obligation de se taper un premier opus à moitié bon pour comprendre le second (qui lui l’est entièrement) sonnant plus comme une entourloupe que comme un réel argument scénaristique.
On aurait été plus tolérant à son égard s’il avait vraiment réinventé quelque chose, mais malgré ses qualités, c’est un énième slasher avec des ados pris en chasse par un tueur visiblement invincible, mais qui réussit finalement à se démarquer durant sa seconde partie grâce à une réelle implication du réalisateur, Roar Uthaug, qui impose une esthétique unique ainsi qu’une mise en scène plutôt bien rodée.
Le second opus vaut vraiment le coup (et ça sera le sujet d’une autre critique), et je vous encouragerais donc à regarder celui-ci avant afin de ne pas être trop perdu dans la continuité, même s’il n’y aura pas besoin d’être Einstein pour s’y retrouver.
Pour conclure, les insatiables de slasher-movies auront là une petite production symathique à regarder une fois, mais qui ne restera guère dans les mémoires (hormis pour son style visuel), si ce n’est pour savoir de quoi il parlait lors du visionnage de sa suite. Les autres auront du mal à accrocher, son avalanche de prévisibilité ne tendant pas à faire de nouveaux adeptes.
Mention spéciale pour l’atmosphère globale de ce premier film, qui l’extirpe du slasher banal et sans âme qu’il aurait pu être. Plans sublimes, photo charmeuse, paysages époustouflants; c’est un véritable délice pour la rétine.



















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