Après un quatrième opus qui nous ramenait Vin Diesel et Paul Walker Texas Ranger, et remontait le niveau qui avait été en chute libre depuis le deuxième épisode, les nouvelles aventures des fous du volant étaient attendus avec beaucoup d’espoirs. L’absence de Rob Cohen se fait-elle toujours autant ressentir, ou est-ce que Justin Lin a enfin réussi à ajuster l’équilibrage ?
Notre fine équipe de Robins des Bois de l’arbre à cames est de retour pour sa cinquième fois (enfin troisième en ce qui concerne Diesel et quatrième pour Walker) et l’on s’attendait à une vraie reprise de régime suite à un quatrième opus qui réécrivait les codes de la saga. Moins de street racing et plus d’action et de polar, la course pure ayant fait son temps. Malheureusement, bien que l’oeuvre possède un lourd bagage de bonnes intentions, celles-ci ne se montrent qu’à moitié exploitées.
La première partie est mollassonne, tentant de développer un minimum l’histoire et ses personnages, sauf qu’elle s’avère un peu nase et eux pas démesurément passionnants. Mais le plus gros de la déception réside dans ce choc Diesel/Johnson, qui s’il s’avérait émoustillant pour tous les fans de Riddick et du Roi Scorpion, sonne comme un pétard mouillé. Diesel est à la production, et ça se sent. Johnson est relégué au second plan, et bien qu’il soit présenté comme étant l’ancien testament, la colère de Dieu, c’est ni plus ni moins sa castration qui nous est lancée à la figure. Johnson est diablement con, Diesel se fout de sa gueule, lui casse la gueule, lui sauve les miches dans une fusillade, bref Vin est le héros et Dwayne une grosse nouille et un faire valoir pour ceux qui s’attendaient à une véritable rencontre au sommet. Décevant, et surtout frustrant pour les fans du catcheur (à moitié) Samoan.
La seconde partie, elle, se montre plutôt bonne, nous servant une fusillade dans les favelas nous rappelant celle que l’on avait — presque tous — vécu dans Modern Warfare 2, et quant au reste ça voltige dans tous les sens à grands coups d’explosions et de course-poursuites effrénées. On appréciera d’ailleurs que les images numériques aient été laissées de côté, la majorité des effets-spéciaux étant faits à l’ancienne, et donnant un côté bien plus réaliste et très appréciable.

Bref, Fast and Furious 5 est une production inégale, un actioner dans le fond mais dont la forme laisse un goût d’inachevé. Les fans de Johnson seront déçus, ça c’est un fait, mais ceux de Diesel aussi, car bien qu’il soit la seule vraie vedette dans ce qu’il reste du casting, les autres étant l’insipide Paul Walker ou des rappeurs (Tyrese, Ludacris), il ne donne néanmoins pas tout ce que l’on pourrait attendre de lui — vivement le prochain Riddick !
Autre point négatif, la musique, agaçante, car bien qu’elle soit « si l’on veut » de circonstance, on aurait aimé autre chose que de la dance brésilienne pour rythmer l’action, mais ceci reste très subjectif.
On notera néanmoins qu’un clin d’oeil aura été fait aux spectateurs de la première heure, une course de speed racing ayant lieu, histoire de nous dire que la direction n’a pas non plus renié ses origines.
Pour conclure, les fans de la saga auront un produit dans la continuité, ni bon ni mauvais, simplement distrayant. Les autres auront du mal à accrocher à sa trame filiforme ainsi qu’au déluge de vroums-vroums et autres détonations.
Mention spéciale pour la scène d’ouverture, qui nous montre une nouvelle fois un vol en bonne et due forme, et qui en fout surtout plein les yeux. Du beau boulot.











































