Terror Trap

Trotteur rap.

(Date de sortie DVD/Bluray : 6 avril 2011)



Un direct-to-dvd au titre ostentatoire et à la jaquette mélangeant le design de celles de Saw et du ridicule (pléonasme), pas de doutes, on nage en plein nanar. La question est, oui mais un bon ou un mauvais nanar ?
Don (David James Elliott) et Nancy (Heather Marie Marsden), un couple faisant route de nuit, est percuté par une autre voiture au milieu de nul part. Le chauffard s’étant enfui, ils se retrouveront coincés jusqu’à ce qu’un étrange policier (Jeff Fahey) ne vienne les prendre en stop et les accompagner jusqu’à un motel miteux. Ce qu’ils ignorent, c’est qu’ils vont être pris dans un piège où ils seront pourchassés, ainsi que d’autres personnes retenues prisonnières, alors que d’autres, des maniaques sexuels, prendront du plaisir en regardant le tout sur un poste de télévision.


Hé mon gars j’suis pas ton pote ! Hé mon pote ton film c’est une merde !
Ecrit, réalisé et produit par une seule personne, Dan Garcia, on sait donc quel est le bureau des remarques auquel s’adresser. Pompé sur — le déjà pas terrible — Hostel, et tentant de choquer, le film n’y arrive jamais, ne montrant presque rien, si ce n’est des conneries. Dans l’ordre on a Jeff Fahey qui surjoue et qui nous fait regretter son rôle de gogol dans Le Cobaye, ensuite Michael Madsen, qui visiblement doit grave crever la dalle pour se fourvoyer dans ce genre de production, et qui plus est nous resservant son éternel jeu façon Mr Blonde dans Reservoir Dogs. Dans la continuité nous avons un couple complètement con, qui s’apercevant de traces de sang sur les murs de leur chambre, fait mine de rien, mettant ça sur le compte des précédents occupants qui devaient être sado-maso, et pour finir nous avons des défauts techniques tout juste croyables, comme le time-code des caméras qui affiche inlassablement 1:16:10, un mec qui lit ses SMS et dont le curseur clignote à la fin du message (signifiant donc que la prod n’avait pas assez de sous pour VRAIMENT envoyer des messages), bref une belle flaque d’urine frelatée à l’orée d’un couloir de bus.
On a une armée de tueurs et de victimes, mais jamais on ne voit les meurtres, et par un exploit indescriptible, et excusez moi pour le spoil, nos deux comparses s’en sortent sans une égratignure.
Et comme si ça ne suffisait pas, le tout semble avoir été filmé par un homme tronc pris par la danse de Saint-Guy.


Bref, Terror Trap est effectivement un piège terrifiant, soit par l’emmerdement qu’il procure, soit par les rires qu’il provoque, que ça soit par sa réalisation bancale, ou par le jeu de ce pauvre Michael Madsen, affublé d’une tignasse ridicule avec laquelle il a l’air de se battre.
Side-effect non désiré, les personnes dans le même cas qu’Helen Keller pourront s’estimer heureux de ne pas avoir à supporter cette dégueulure.
Pour conclure, même les amateurs de nanars involontairement divertissants n’y trouveront pas leur compte, et je vois difficilement qui pourrait apprécier cette heure et demie aux frontières de la connerie.
Mention spéciale pour Dan Garcia, qui à défaut de nous divertir, et grâce à sa stupidité, vient de rendre caduc le proverbe de Forrest Gump « n’est stupide que la stupidité ». Bravo mec, encore quelques films comme ça et t’auras le droit à une pétition en ligne pour qu’on t’empêche de continuer à faire des films.