Morning Glory


I’m Ron Burgundy ?

(Date de sortie cinéma : 6 avril 2011)


Un casting de choix, une sans prétentions, rien de tel pour passer un sympathique moment de détente, sur fond de et de satire de la télévision contemporaine.
Becky Fuller (), une jeune productrice TV se fait licencier, suite à une compression de personnelle. Sans attaches, elle acceptera immédiatement un poste à l’autre bout du pays, dans lequel elle aura la lourde tâche de remettre sur les rails une matinale que personne ne regarde, « Daybreak ». Sa solution, intégrer Mike Pomeroy (), journaliste de légende des années 80, mais le monsieur s’avère particulièrement invivable, sur son piédestal et ne pouvant s’empêcher de se prendre le bec avec Colleen Peck (), sa co-présentatrice. Becky devra se débrouiller pour calmer les esprits, tout en essayant de donner une stabilité à sa vie sentimentale.


Rapidement après que le film ait commencé, on a l’impression de voir Ron Burgundy 2: 30 ans plus tard. se prend la tronche avec comme le faisait Will Ferrell avec Christina Applegate, le réalisateur emprunte quelques blagues, sans pour autant en arriver jusqu’au plagiat, et évitant trop les débordements scabreux. D’ailleurs notre film ne tourne pas uniquement autour de nos deux présentateurs, mais aussi, et surtout, autour de cette chère Becky, sorte d’Ally McBeal qui se défonce dans son travail pour compenser son manque d’amour.
Chose appréciable, c’est que même si elle trouvera l’amour auprès d’un autre producteur, Adam Bennett (), le film ne se perdra pas en chemin, équilibrant parfaitement les différents genres et ne délaissant jamais l’un pour l’autre.
On aura néanmoins au départ un peu de mal à se projeter dans cet univers télévisuel, à des années lumières de celui en France, nos chaînes se limitant à quelques dizaines, à l’inverse des où on les compte en centaines, nous montrant également à quel point la population est dépendante du petit écran.


Bref, Morning Glory est une intéressante, rafraichissante et moderne, fourmillant d’acteurs tous plus savoureux les uns que les autres; Rachel MacAdams est rayonnante, nous fait mourir de rire, est aussi sympathique qu’en Indy (comprenez un gros con au coeur tendre), et on aura également plaisir à retrouver , certes aux apparitions sporadiques, mais toujours parfaites.
Petit clin d’oeil amusant pour illustrer la platitude de cette matinale, le réveil de la marmotte, pour savoir si l’hiver va oui ou non se terminer, emprunt qu’auront reconnu tous les fans d’Un jour sans fin.
Pour conclure, les amateurs de et de y trouveront tous leur compte, et le trame scénaristique étant bien rythmée, ne verront pas le temps défiler.
Mention spéciale pour , qui malgré son entrée l’année prochaine dans sa soixante dixième année, se montre toujours autant si beau mec que détestable et imprévisible.

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