J’adore qu’un plan se déroule sans accroc !
(Date de sortie cinéma : 6 avril 2011 – Titre original : The Mechanic)
Tourner dans le remake d’un film de Charles Bronson, c’est bien la dernière corde qu’il manquait à l’arc de Jason Statham, alias Le Transporteur. Film culte du célèbre moustachu tueur de bronzés, et avec Simon West aux commandes, tout est possible, le meilleur (Les ailes de l’enfer), comme le pire (Tomb Raider). Attention chérie ça va trancher !
Tueur professionnel, Arthur (Jason Statham) travaille pour une mystérieuse agence dirigée par Dean (Tony Goldwyn). Mais il n’est pas un simple tueur, son but étant de maquiller les meurtres en accident afin de faire passer la chose pour un simple fait divers. Obligé de tuer son meilleur ami, Harry (Donald Sutherland), qui est devenu corrompu, il décidera ensuite de former Steve (Ben Foster), le fils de ce dernier, pour en faire à son tour un tueur parfait, et lui donner les moyens de faire sa petite vendetta.

Pendant la première moitié du film, on se demande pourquoi le film s’appelle « Le Flingueur ». Certes le titre original est « The Mechanic », grosso-modo « Le Mécano », qui n’est certes pas très accrocheur, mais malgré tout on peste de voir le tout être si mollasson. On a certes le fiston qui démonte la tronche à un noir (preuve qu’on est bien dans le remake d’un film de Bronson), mais rien de bien folichon. Puis, après quelques cut-scenes façon Karaté Kid où ils s’entraineront ardemment à marcher dans des merdes de chien ou encore tirer dans des sièges de Pinto et autres parpaings, notre bonhomme sera prêt pour accomplir son premier contrat, et se révèlera être un assassin hors pair, réussissant même à dégommer un tueur qui lui l’est depuis des années, et faisant dans les 120kg pour 1m90. Bonjour la crédibilité, surtout quand on voit le gabarit du jeune homme, qui doit tout juste peser 45kg.
Mais soit, passons ce détail et concentrons-nous sur la deuxième partie du film, car si la première était limite chiante, celle-ci s’envole d’un coup et c’est parti, on est dans un film de Jason Statham, pains, coups de tatanes, gunfights, explosions dans tous les sens, on en a enfin pour notre argent. Ici on ne fait pas dans la finesse et le film se montrera conforme à ce que l’on ressentait dés les premières minutes, à savoir prévisible au possible, même si l’on passera une bonne partie de notre temps à nous demander si Steve va oui ou non venger la mort de son père.
Le final quant à lui se montrera assez inattendu, et risque de surprendre ceux qui pensaient avoir tout compris.

Bref, Le Flingueur est un film en demi-teinte, qui même s’il réussit à fournir de la matière jubilatoire en seconde partie, nous offre une première moitié paraissant longue, ce qui est un comble pour un film dont le générique de fin apparaît au bout d’1h20. Pas un ratage, mais pas non plus une réussite, on lui préférera largement Le Transporteur (le premier tout du moins), qui bien que neu-neu, était bien mieux rythmé. On notera néanmoins un scène d’assassinat relativement bien foutue, dans laquelle nos héros se retrouvent coincés dans la paroi d’un mur, et fournissant une sacrée montée d’adrénaline — LE gros moment du film.
Pour conclure, ceux qui s’attendaient à un film bourrin comme la majorité du catalogue de Statham risquent d’être un peu déçus, mais finiront par être satisfaits s’ils réussissent à aller au delà de la première partie. Les autres ne verront là qu’un simple film d’action un peu con-con dont les rouages sont aussi usés qu’une prostituée de Dublin.
Mention spéciale pour Ben Foster, qui malgré son gabarit de crevette réussit à se montrer crédible et nerveux dans son rôle de badass, et bien loin de son personnage de faible geek qu’il tenait dans The Punisher.
























