Jackass 3


The Nutcrackers.

(Date de sortie DVD/Bluray : 29 mars 2011)

Les fous furieux qui nous font rire depuis presque une dizaine d’années sont de retour pour un troisième film, cette fois ci en 3D, pour le meilleur, comme pour le pire.
Johnny Knoxville, Bam Margera, Steve-O, Wee Man, Ryan Dunn, Chris Pointus, Preston Lacy, et tout le reste de l’équipe ont concocté toute une nouvelle série de gags, alternant humour, cascades et tortures insupportables, et ce pour le plus grand plaisir de leurs fans.


Comment, approchant de la quarantaine, une bande de gars peuvent toujours autant avoir envie de se faire mal et de faire des blagues d’ados scatophiles ? Difficile d’y répondre, mais force est de constater que nos joyeux drilles en ont toujours autant dans le pantalon, et sont toujours autant enclins à souffrir pour nous faire rire.
Néanmoins, dommage collatéral dû à l’âge des bonhommes, leur public actuel risque de ne plus être celui qui les suivait à leurs débuts.
Certes des gags énormes continueront à plaire, comme la baston de nains dans un bar, ou encore l’electric avenue, mais d’autres risques sérieusement de consterner leur auditoire, que ça soit de voir un type faisant une fontaine de diarrhée, d’autres se collant entre eux avec de la superglue ou encore Steve-O buvant la sueur de Preston (l’obèse). Et encore je ne compte pas les innombrables fois où l’on verra des membres de la bande dégueuler devant la caméra. Des cascades en 3D, oui, des déjections en 3D, merci, mais sans façons.
Mais comme je le disais plus haut, le public a changé, et ce sont certainement ceux qui étaient trop jeunes pour connaître CKY qui apprécieront le plus de voir ce genre de spectacle. D’ailleurs ceux-ci risquent de se demander qui sont les deux personnages animés que l’on voit en intro, or ce sont Beavis et Butthead, icônes de la chaîne durant les années 90.
Reste que, malgré ces « défauts », ce Jackass réussit malgré tout à être divertissant, renforcé d’ailleurs pas des apparitions inattendues, dont notamment celles de Seann William Scott, alias Stiffler, mais aussi Tony Hawk (un habitué) ou encore Spike Jonze, et se montre par moment assez jubilatoire dans son utilisation de la 3D, même si celle-ci tient surtout lieu d’argument commercial.


Bref, Jackass 3 (notez la disparition du « D », cette version ne comportant pas de troisième dimension, que ça soit en anaglyphe ou en stéréoscopique) est un spectacle principalement axé en-dessous de la ceinture, mais disposant de suffisamment de bonnes cascades et gags hilarants pour satisfaire un public relativement large.
Pour conclure, si vous êtes encore ado ou jeune adulte, vous accrocherez certainement à l’humour scabreux et immature de nos allumés. Les plus anciens succomberont quant à eux à la nostalgie pour replonger dans ce bain de débilité.
Mention spéciale pour toute la team, qui après toutes ces années ont encore suffisamment de neurones, ou plus assez, pour continuer leurs idioties.