World Invasion: Battle Los Angeles

I Want You For U.S. Army !

(Date de sortie cinéma : 16 mars 2011 — Date de sortie DVD/Bluray : 12 juillet 2011 — Titre original : Battle Los Angeles)


Les hostilités avec les aliens avaient débuté en automne dernier avec le très moyen Skyline, et c’est maintenant au tour de Jonathan Liebesman et son World Invasion: Battle Los Angeles d’apporter leur grain de sel.
Le Sergent Nantz (Aaron Eckhart) s’apprête à démissionner de l’armée, ayant suffisamment bourlingué, et eut son lot de blessures. Une apparition soudaine d’astéroïdes viendra troubler ce départ en retraite, ceux-ci se révélant en réalité être des vaisseaux extra-terrestres qui ne tarderont pas à lancer leurs armées, massacrant tous les humains sur Terre. Nantz, sollicité sur le terrain, devra mener un combat sans répits avec son bataillon, contre un envahisseur bien décidé à exterminer la race humaine dans le but de s’approprier ses ressources naturelles.


Rarement au cours de ma vie je n’aurais vu un blockbuster aussi vide niveau scénario. C’est bien simple, on a l’impression d’assister à une partie en ligne de Call of Duty contre des aliens.
Evidemment, aucun des personnages secondaires n’est développé, n’éveillant que peu d’intérêt chez le spectateur, qui se moquera éperdument de voir les membres du peloton mourir au combat. Dommage, surtout pour un film qui se ventait de se concentrer sur une troupe pour mieux nous sensibiliser. On aime bien Aaron Eckhart, d’ailleurs le réalisateur aussi semble l’apprécier, mais l’armée c’est censé être solidaire, hors là on a clairement l’impression que la production compense son manque d’acteurs chevronnés en nous exhibant celui-ci comme si c’était un trophée de guerre. Même cette pauvre Michelle Rodriguez, que l’on aurait espéré être couillue comme à son habitude se voit complètement occultée, n’ayant tout au plus que trois ou quatre lignes de texte. La suite ne se révèle guère plus inspirée, nous servant des clichés tous plus ridicules les uns que les autres et semblant sortis tous droits des pires répliques de Rambo III.
Si Independence Day s’avérait être limite con-con de par sa désinvolture et sa logique douteuse, il n’en restait pas moins efficace. Ici c’est en revanche le trop plein de sérieux qui mène involontairement au ridicule, sa tentative de coupler film de guerre et invasion alien sonnant faux, et décrédibilisant totalement l’essai. Dommage, l’idée aurait pu donner quelque chose d’intéressant, et force est de constater qu’une moitié de Michael Bay ou de Roland Emmerich aurait bien mieux réussi, là où Jonathan Liebesman, le réalisateur, a misérablement échoué. Pire encore, Liebesman perd tout sens logique, faisant passer les ennemis pour des êtres invincibles, qui par la suite se feront tirer comme des pigeons, même quand ceux-ci grossiront leurs effectifs. Engagez-vous ! Voilà le message du film, qui semble être une campagne pour gagner de nouvelles recrues, car l’armée ça n’est pas que faire la guerre aux terroristes, mais aussi contre-attaquer en cas d’attaque extra-terrestre, ce qui pour l’américain moyen est bien plus bandant qu’aller glander au milieu du désert. Bay et Emmerich, même en copulant avec le drapeau américain n’auraient pas réussi à engendrer un pamphlet aussi patriotique, c’est dire.
On se rappelle des humains et de leur virus salvateur débile dans Independence Day, mais ici le record est battu; à croire que nos extra-terrestres se déplacent à la vitesse de la lumière tout en étant moins futés qu’une bande de marines.
Les effets-spéciaux sont en revanche à la hauteur du budget, particulièrement bien foutus, et d’ailleurs servis par les frères Strause, ceux-là même qui avaient réalisé Skyline, et c’est probablement tout ce que l’on y trouvera de positif, hormis Aaron Eckhart, bien-sûr, ainsi qu’une bande-son efficace signée Brian Tyler.


Bref, Battle Los Angeles est un énième coup dans l’eau, qui voulant nous offrir un spectacle riche en action finit plutôt par nous exténuer, voire nous agacer, et nous faire attendre avec impatience que les marines dégomment les aliens, que l’on puisse enfin sortir de la salle. On grognera aussi devant la multitude de pubs disséminées un peu partout, un PC Sony VAIO trônant dans chacune des pièces du régiment, un militaire chatant en ligne et n’oubliant pas de préciser qu’il est en train de « Skyper », etc etc. C’est cool la marine, on tue des aliens et on glande sur des ordis quand on est en pause.
En définitive on lui préférera Skyline, qui même s’il n’était pas terrible, se focalisait quant à lui sur un petit groupe de civils, évitant de ce fait toute forme de propagande, et réussissant à tenir la comparaison malgré un budget bien moins conséquent (70 millions pour BatteLA contre 10 pour Skyline).
Pour conclure, les personnes capables de supporter 2 heures de fusillades et d’explosions incessantes en auront pour leur argent. Les autres quant à eux risquent fortement d’avoir la tête grosse comme une pastèque et de prendre un ibuprofène afin de soigner leur mal de crâne.
Mention spéciale pour les effets-spéciaux, qui montrent que même si les frères Strause ne sont pas des génies niveau réalisation (cf AvP:Requiem et Skyline) sont en revanche de vrais maîtres du visuel.

  • http://marvelll.fr Marvelll

    On est d’accord pour ce film, une belle merde. xD

    • http://www.agence-appuru.com Mr Méchant

      Du coup reste plus que Cowboys et Aliens. Espérons que celui-ci relèvera le niveau :straight:

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    • http://www.facebook.com/ Adelphia

      This is way better than a brick & mortar etsbalishenmt.

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  • lossendae

    Nos avis sont bien différents concernant ce film et skyline.

    Skyline a été une grosse deception, avec un scénario qui irait peut être pour un pilote, mais les acteurs étant mauvais il n’aurait même pas passer le cap du second épisode.

    J’attendais peu ou prou la même chose de ce film, et j’ai été agréablement surpris. Certes, ça canarde pendant tout le film, mais au moin il assume son côté bourrin jusqu’au au bout.

    Il évite les poncifs à la Lost disséminé partout dans la daube qu’est Skyline.

    Concernant le placement des marques, je trouve que vous agissez en vierge effarouchées. J’avais même pas vu que c’était un Vaio, et Skype ou Facebook , ça ne rendra pas le film plus cool, mais au moins plus réaliste qu’un service non existant juste pour plaire aux allergiques de la pub.

    Clairement c’est tres loin d’être le film de l’année, mais je vous trouve un dur avec lui. Hormis la mise en avant exagéré d’Aaron Eckhart, le reste sonne plutot juste, et le seul moment qui m’a fais « rire » est la découverte du vaisseau qui est rentré on ne sait ou sous terre, mais que les américain on encore réussi à trouver.

    • http://www.slashershouse.com Mr Méchant

      Niveau pub y’a même des affiches géantes pour Resistance 3 calées dans les décors, on a l’impression de jouer à FIFA quand on regarde Battle LA. Et pour enfoncer le clou le jeu est en démo avec le bluray du film. Si c’est pas du matraquage publicitaire habillé dans un mauvais film je ne sais pas ce que c’est…

      • lossendae

        C’est bien ce que je dit: vierge effarouchée.

        • http://www.slashershouse.com Mr Méchant

          Vous me faites penser à Battle LA; vous vous répétez (probablement dans l’unique but de m’emmerder, je le conçois).
          Voit-on des films où les gens crient « hé t’as pas vu mon iPhone ? » ? Non. Pour la simple et bonne raison que tout le monde connait l’iPhone, or un BlackBerry c’est déjà moins connu, et visiblement dès qu’un protagoniste a un BlackBerry dans un film il se met à en placer le nom à de multiples reprises. Dans Battle LA c’est pareil. Non mais sérieux qui sur Terre dit « je suis en train de Skyper » ? Et qui met le logo Skype en fond d’écran ??? Désolé, mais y’a une grosse différence entre agir en vierge effarouchée (dans ce cas là je devrais pointer 99% des films) et spoter du matraquage publicitaire placé dans un film suffisamment mauvais pour ne pas avoir besoin, en plus, de ressembler à la page d’accueil de CDiscount.
          Le pubs c’est comme aller chier aux heures de repas, c’est avant ou après, mais pas pendant.

          • lossendae

            Cliché bien français par excellence cette réponse pleine de cynisme et d’arrogance.

            Vous me faites penser à ces énarques qui interdisent de prononcer le mot Facebook et Twitter pour ne pas pervertir nos âmes sur nos TV française.

            Parce que vous comprenez, nous, bêtes citoyens, ne savons pas faire la part des choses.

            Si je suis votre logique, quand on voit quelqu’un « Skyper » dans un film tout juste moyen, rien ne pourra nous empêcher de saisir d’urgence notre mulot dès la fin du film pour faire la même chose que cet acteur noir dont on ne connait même pas la nom ?

            Interessant!

            Vous avez raison, il aurait dû remplacer Skype par un service imaginaire ou moins connu (open source, ça donne bonne conscience)!

            Voilà, soulagé ?

          • http://www.slashershouse.com Mr Méchant

            #handclaps pour ce shitstorm.

  • Versatil

    Votre débat sur les pubs dans les films est ma foi fort intéressant mais ce que je peux dire c’est qu’avec ou sans pubs WI:BLA est une grosse bouse !

    Voilà c’tout ! :p