Vampire girl Vs Frankenstein girl

Gore Baby Gore !

(Date de sortie DVD/Bluray : 15 mars 2011 — Titre original : Kyûketsu Shôjo tai Shôjo Furanken)


Aventi, distributeur spécialisé dans le cinéma absurde et étrange, souvent venu d’Asie, continue sur sa bonne lancée consacrée au cinéma (ultra) gore. C’est donc en toute logique qu’après The Machine Girl et Tokyo Gore Police ça soit au tour de Vampire Girl VS Frankenstein Girl d’être distribué dans nos contrées.
C’est la Saint Valentin au , et comme le veut la tradition, c’est aux filles d’offrir un chocolat au garçon de leur choix. Jyugon (), garçon timide mais séduisant, est convoité par Keiko (), mais malheureusement pour elle, ce sera une autre fille, Monami (), une élève très discrète, qui lui offrira le fameux chocolat. Rempli de son sang, il ne tardera pas à transformer Jyugon en vampire, pendant que Furano (), proviseur adjoint, père de Keiko, et savant fou, tentera secrètement de ramener les morts à la vie. Une fois sa fille tuée par Monami, il ne tardera pas à la réanimer afin qu’elle puisse assouvir sa vengeance.


, qui nous avait déjà relativement surpris avec Tokyo Gore Police, bon film, quoiqu’un peu bordélique, nous revient cette fois ci en pleine forme avec une oeuvre faisant figure d’icône du genre. Dés le générique passé il nous affiche clairement le menu: ça va être déjanté et sanglant. Bonne satire du lycée, le film se moque de différents mouvements en vogue au , dont les Ganguros, des filles qui se griment pour ressembler à des africaines, ou encore les Lolitas, qui elles s’habillent comme les poupées de votre mémé. Si l’on fait bien gaffe on verra aussi que Nishimura profite malgré tout de son film pour y glisser brièvement des allusions à la guerre, car lorsque Monami raconte son passé, on voit des journaux défiler derrière elle, avec des titres particulièrement douteux, dont « ATOM BOMB HITS JAPS » ou « Toyama City Wiped out by US Bombs » (ce qui est effectivement arrivé en août 1945). Mais bon, après la critique prononcée de Tokyo Gore Police contre le gouvernement Japonais, il fallait une nouvelle cible pour Nishimura, même si celle ci est très brève.
Ceci mis de côté, on retrouve le gore dont Nishimura est maître, riche en décapitations, éviscérations et autres démembrements, nul doute que les amateurs seront ravis. Bien mieux structurée que Tokyo Gore Police, l’oeuvre évite de se disperser, cela pour une action sans temps morts, et disposant d’un final toujours plus imaginatif dont la dernière partie prend place en haut de la tour de Tokyo (reproduction de la Tour Eiffel).


Bref, Vampire Girl VS Frankenstein Girl est une oeuvre distrayante à souhait, mixant parfaitement humour et gore. On appréciera les possibilités que donnent les transplantations de membres, permettant à la Frankenstein Girl de se visser un bras sur la tête, qui lui servira d’hélice pour s’envoler comme un hélicoptère. Comme l’exige ce genre de production vous aurez également droit à d’abondants déluges de sang façon tuyaux d’arrosages, recouvrant très souvent acteurs, décors et caméras.
Pour les plus aventureux, sachez également que le film est une adaptation du manga éponyme de .
Pour conclure, si vous êtes amateur du gore à la nippone, vous succomberez très certainement à ce torrent de sang et de rigolade. Si vous êtes novice et que vous pensiez avoir tout vu avec Braindead ou Evil Dead, il y a de fortes chances que vous changiez d’avis.
Mention spéciale pour la scène où Monami égorge un homme, et qui restant debout envoie du sang partout dans les airs, au ralenti, sur fond de Jazz, et dont la poésie du gore devient presque palpable. Bravo.

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