Daniel Myrick, qui s’est fait relativement discret depuis le succès du Projet Blair Witch, revient avec un concept un peu particulier, la guerre contre les Talibans mélangé au folklore Persique.
Benjamin Keynes (Jonas Ball), agent de la CIA, est envoyé en Afghanistan pour commander une troupe de soldats et rentrer en contact avec un informateur local. En réalité, ceci est un prétexte à une mission qui est toute autre. Les satellites américains ont détecté des sources de chaleur qui pourraient être la présence d’armes nucléaires chez les Talibans, mais aussi quelque chose de très différent, et relevant du paranormal.
Il est dommage de voir un réalisateur, et qui plus est scénariste, arriver avec tout un bagage de bonnes idées et le voir se planter à peu près partout où il est possible de se prendre les pieds.

Tout d’abord, Myrick, qui prônait la suggestion avec Le projet Blair Witch, fait ici tout le contraire en faisant narrer au personnage principal tout ce qu’il se passe. Au début on pense qu’il utilise cette méthode pour planter le décor, mais non, il continue sans cesse de parler, encore et encore, nous décortiquant tout, et donnant au film l’impression d’être une émission de la chaîne Découverte, idéal pour faire une grosse sieste le dimanche après-midi. Côté reconstitution on ne sait trop quoi en dire, ne sachant pas si c’est un parti pris du réalisateur de ne donner aucune crédibilité à son escouade. Tout est stéréotypé, frisant souvent le ridicule, au point que l’on a l’impression de voir un actioner comme Predator, et non une reconstitution fidèle. D’ailleurs ça n’est peut-être pas un hasard si l’un des bidasses se met à hurler « Contact ! » au milieu de la nuit, croyant voir un ennemi, scène que l’on avait déjà vu dans le film sus-nommé.
Reste quelques références historiques intéressantes à Alexandre Legrand, connu pour avoir annexé la Perse, hormis cette zone reculée, imprenable, et sur laquelle les Russes se seront aussi cassé les dents.
Aucune peur, aucune surprise, mais l’on suit quand même l’aventure qui décolle un tantinet durant sa dernière partie, sauvée in extremis par les Vimanas, issues du folklore Indien (qui fit partie de la Perse).

Bref, Ultimate Patrol est une aventure très moyenne, disposant de quelques bonnes idées, mais constamment handicapée par des erreurs bien trop impardonnables. S’ajoute à cela une réalisation proche des moyens d’un téléfilm de SyFy, donnant au métrage un côté cheap nous laissant dubitatifs quand à la crédibilité que peut avoir Myrick auprès des producteurs.
Pour conclure, si vous pensiez avoir affaire à un bon mariage guerre et fantastique, vous vous trompiez. Un conseil, rabattez-vous sur Djinns, qui lui au moins vaut le coup d’être vu, et a fortiori est un film français, avec une histoire et une réalisation bien plus efficace que celui-ci.
Mention spéciale pour la déception que j’ai eu en voyant ce film, qui malgré un synopsis intéressant s’est avéré être une belle foirade.

























