Carancho


Ayúdame.

(Date de sortie cinéma : 2 février 2011)


Un film Argentin produit par les Coréens, c’est pas tous les jours que ça arrive, néanmoins on ne pourra qu’applaudir nos camarades asiatiques d’avoir investi dans ce qui est probablement l’un des meilleurs thrillers de ce début d’année.
Sosa (Ricardo Darín) est un escroc, un Carancho en Espagnol. Rayé du barreau, il travaille de mèche avec la mafia, mettant en place de faux accidents de la route pour récolter l’argent des assurances. Un soir, lors d’une de ses magouilles, il rencontrera Luján (Martina Gusman), une urgentiste, dont il tombera immédiatement amoureux. Leur liaison, entachée par les arnaques de Sosa, poussera ce dernier à vouloir se retirer du milieu, mais la mafia ne l’entendra pas de la même oreille…


Lent dans sa progression, mais également passionnant, grâce à une structure narrative parfaitement bien huilée, le film nous offre tout ce qu’un thriller digne de ce nom pourrait nous offrir. Tension entre Sosa et la mafia, tension entre Sosa et Luján, tout est assemblé de manière à jouer avec nos nerfs et nous faire constamment craindre le pire, espérant que Sosa puisse racheter ses erreurs et que ces deux tourtereaux atteignent le bonheur auquel ils aspirent.
On reste certes dans des sentiers déjà battus à base de « je suis un méchant, je t’aime, je me range et ça nous met en danger », mais c’est grâce à son écriture, sa mise en scène et les interprétations de Martina Gusma (révélée grâce à Leonera) et Ricardo Darín (star dans son pays) que l’on se laisse convaincre. Rajoutons à cela une reconstitution du milieu des urgences criant de vérité, rappelant l’excellent, bien que complètement différent, A tombeau ouvert avec Nicolas Cage. Seule ombre au tableau, une dernière partie très (trop) violente, tranchant littéralement avec le reste de l’oeuvre, paraissant brouillonne et en faisant perdre quelque peu de sa grâce.


Bref, Carancho est une franche réussite, à la réalisation propre et à la photo bien travaillée, étant loin des clichés que l’on pourrait avoir des films sud-américains, et qui vient s’ajouter à la liste ne cessant de s’accroitre de bons films venant de ces contrées (Les neuf reines, Le fils de la mariée, Dans ses yeux…). On en redemande, et on regrettera le faible nombre de copies distribuées en France, la faute en revenant probablement au fait que le film soit indépendant, réservé à un public averti, et englobé par les sorties de long-métrages accaparant la majeure partie du public.
Pour conclure, si vous avez déjà vu Black Swan et Le Discours d’un roi, sachez qu’il reste quelques petites perles en salles, certes dures à trouver, mais méritant amplement l’intérêt du public, et plus particulièrement ceux adeptes de thrillers ou de cinéma Argentin.
Mention spéciale pour la scène de la bagarre dans l’hôpital, courte, mais claustrophobique et stressante au possible, et qui laisserait presque entrevoir un talent en épouvante de la part du réalisateur, Pablo Trapero.


Retrouvez également l’entretien avec Pablo Trapero et Ricardo Darin

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    C’est pas faux pour la bagarre dans l’hôpital, c’était très réussi. J’avais l’impression que ça allait très mal finir.

    • http://www.agence-appuru.com Mr Méchant

      J’ai fais un méga bon en plus avec les coups de feu. La grosse flippe quoi ^^

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        Hum, hum, sinon j’ai noté : « si vous avez déjà vu Black Swan et Le Discours d’un roi, sachez qu’il reste quelques petites perles en salles » donc tu affirmes que Black Swan est un petite perle.

        Moi j’ai rien dit.

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          Non j’ai évité de relancer un troll :P

          Et du coup tu le fais à ma place — LOL

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