Black Swan


I want to be perfect.

(Date de sortie cinéma : 9 février 2011 – Date de sortie DVD/Bluray : 29 juin 2011)


Je ne sais pas pourquoi, mais après les perles que nous avait servi Darren Aronofsky, dont notamment Pi, Requiem for a Dream, The Fountain et The Wrestler, j’avais du mal à imaginer son univers transposé dans celui des ballerines. Néanmoins je ne pouvais passer à côté, Aronofsky figurant parmi mes réalisateurs fétiches, et a fortiori le film ayant reçu 5 nominations aux Oscars 2011.
Le New York City Ballet s’apprête à donner une représentation du Lac des cygnes. Nina (Natalie Portman), jeune fille prude, est parfaite pour faire le cygne blanc, mais le metteur en scène, Thomas (Vincent Cassel), veut la voir devenir le cygne noir, son parfait alter-égo. Poussée par sa mère, une ancienne ballerine, et sous pression suite à l’arrivée de Lily (Mila Kunis), une adversaire attendant patiemment une faille pour pouvoir prendre sa place, Nina devra lever ses inhibitions pour pouvoir incarner à la perfection son rôle.


Ce qui était bien avec les précédents Aronofsky, c’est qu’ils avaient l’avantage d’être relativement imprévisibles, que ça soit dans leur déroulement ou leur approche. Black Swan prend en revanche le contrepied de ses prédécesseurs, ici on sait comment ça va finir dés le début, et si le réalisateur réussit à mettre en place un climat réussissant par moment à être angoissant, il ne fait que régurgiter quelque chose que lui et ses contemporains ont déjà ruminé des centaines de fois.
Pire encore, Aronofsky, déjà handicapé par un pitch commun, nous sert du Richard Kelly jusqu’à l’écoeurement, à coups d’effets de miroirs reflétant des illusions ainsi qu’une schizophrénie nous renvoyant en plein Donnie Darko. Aronofsky avait sa base, mais il n’a pas su comment la traiter, pour la simple et bonne raison qu’il en avait déjà fait le tour avec Pi.
Clint Mansell, qui avait pourtant déjà composé les bandes-originales de ses précédents films, nous sert ici quelque chose d’assez fade, sans être non plus indigeste. Ce qui en revanche l’est, indigeste, c’est de supporter la scène finale de l’acte premier du Lac des cygnes, passant en boucle pendant presque toute la durée du film, que ça soit par le biais de la boîte à musique de Nina, de son mobile ou des répétitions. Reste néanmoins quelques morceaux sympas composés par The Chemical Brothers, remontant le niveau sonore global, bien que ceux-ci soient tous dérivés du Lac des cygnes.
Côté photographie, les choses sont bien plus brillantes, le travail de Matthew Libatique, artiste indissociable d’Aronofsky, étant dans la constance, abouti.


Bref, Black Swan, sans être un ratage complet, n’apporte rien au genre, que même Fincher avec son Fight Club et ses gros sabots avait déjà amplement décortiqué pour le Monsieur Tout-le-monde. Natalie Portman s’en sort néanmoins très bien, toujours communicative dans ses sentiments, que ça soit la haine, l’amour, la joie, ou la tristesse, et grâce à son élégance réussit habillement à captiver le spectateur. Vincent Cassel se fait éclipser par le jeu de Portman, ainsi que par celui de Mila Kunis, qui hormis 70s show n’avait pas fait grand chose, hormis le sympathique (mais brouillon) After Sex, et que l’on croyait prédestinée à n’enchainer que les conneries.
Pour conclure, si vous êtes un rookie question schizophrénie et que pour vous le mystère du téléphone jaune et du labyrinthe maudit reste une énigme, vous serez probablement plus réceptif que je ne l’ai été. En somme un film à voir, pas forcément tout de suite, mais à un moment ou à un autre.
Mention spéciale qui revient évidemment à la danse de Natalie Portman en cygne noir, qui est d’une justesse et d’une précision incroyable, effrayante autant que subjuguante, mais ça reste assez maigre de construire tout un film en ayant dans sa besace qu’une scène qui vaille vraiment le coup…

  • http://marvelll.fr Marvelll

    Je te trouve très sévère, le sujet du film n’est pas vraiment cette dualité mais plutôt cette quête de perfection qui amène Nina à changer son moi. La schizophrénie n’est vraiment qu’effleuré par Aronofsky.

    Je trouve Black Swan bien plus réussie que The Wrestler car ce dernier disposait d’un rythme lent et ne trouvait de brefs soubresauts dans ses scènes de catch. En gros, c’est l’inverse, tu sembles avoir apprécié The Wrestler que moi et vice-versa.

    Quand à la musique du lac des cygnes, c’est un peu normal non ? Sachant que le long-métrage est basé sur ce ballet et même est ce qu’on pourrait appeler un remake de ce lac des cygnes ^^

    • http://www.agence-appuru.com Mr Méchant

      Tu confonds sujet et causalité. La schizophrénie n’est pas qu’effleurée, elle t’est balancée à la tronche comme une tarte à la crème dans laquelle tu te retrouves englué; regard dans le miroir systématiquement accompagné d’un bruit d’ailes, à chaque fois qu’elle tripote son dos il y a un craquement de plume qui sort, les yeux rouges, jeux de miroirs, hallucinations en veux-tu en voilà, ça n’arrête jamais, à tel point qu’on a l’impression de voir un spectacle des clowns qui accompagnent toutes leurs blagues de « poueeet ! ». La fin est couillonne (une fois qu’elle s’est rendue compte qui elle a poignardé… Non mais merde y’a la même chose dans Fight Club…). Et puis wtf Aronofsky qui utilise le fade-to-white comme pour The Wrestler en laissant des points de suspensions (mouru ou pas mouru ?).

      The Wrestler le but était justement de faire ressentir la brutalité de son changement de vie. Une star over-the-top sur le ring et un Monsieur un peu débile dans un monde d’un ennui mortel. Ca rappelle justement ce que ressentent les bidasses ou prisonniers de longue durée quand ils reviennent à la vie normale. Et puis The Wrestler est sensiblement différent, c’est un drame, alors que Black Swan c’est un thriller. Au moins en voyant The Wrestler j’ai eu ce que j’attendais, un drame et pas un spectacle de la WWE sur NT1, qui plus est la vie cachée d’un catcheur était particulièrement intéressante à suivre. On a eu le droit à 25000 films sur le dessous des troupes d’Opéra, alors que sur le dessous du milieu du catch on a eu que dalle, car tout le monde s’en fout que son ancienne idole finisse seule et abandonnée. Rourke m’a fait pleurer, Portman m’a vraiment distraite que durant son fingering du petit matin.

      Euh ouais enfin le Lac des cygnes c’est un opéra de 2h30, ils n’étaient pas obligé de passer le dernier mouvement du premier acte en boucle (qui dure à peu près 3mns). C’est le mouvement le plus connu mais c’était pas une raison pour nous gaver avec…

      C’est pas complètement mauvais, mais je pensais savoir ce qu’était un Aronofsky « mineur » grâce à The Fountain, mais en fait non, je viens de le découvrir avec Black Swan. Et je viens de comprendre aussi pourquoi il est nominé aux Oscars pour ses aspects techniques et l’interprétation de Portman, et pas pour son scénario :P

      • http://marvelll.fr Marvelll

        « le fade-to-white », ce n’est pas vraiment des point de suspension, il est évident que les personnages meurent à la fin.

        The Fountain, un film mineur, gloups. Je l’ai largement préféré à Requiem for a Dream et The Wrestler (qui est plutôt un film mineur pour moi).

        J’aime bien tes arguments, ils sont parfaitement défendables. Tu as l’air beaucoup plus intéressé par la destinée du catcheur qu’une danseuse de ballet (25 000 films sur le dessous des troupes d’Opéra, ben merde, j’en ai vu aucun ^^).

        Là où Black Swan écrase the Wrestler, c’est dans les scènes représentant justement son art. Dans The Wrestler, c’était moyen tandis que Black Swan, on atteint le niveau d’au-dessus.

        Quand à la ressemblance avec Fight Club, elle est très marquée c’est vrai. Perso, je n’avais pas trop fait gaffe, je me demandais plus si les évènements qui se déroulait était vraie ou non? Si on était dans le thriller surnaturel ou non? Ça peut certes décevoir mais j’aime bien cette fin. Et j’avoue m’être fait balader à la fin, vrai, pas vrai, vrai, pas vrai.

        Le truc que j’adore vers la fin, c’est qu’on ne sait plus ce qui est vrai. Le traitement de la schizo dans Fight Club est très Over the top, on y croit pas une seconde à la fin (quand même, c’est énorme que pas un ait moufté) tandis que celui de Black Swan est bien plus crédible.

        Je me répète mais ce que j’ai adoré dans le film, c’est plus cette quête de perfection qui va fracturer la psyché de Nina. On assiste avec elle le début de sa schizophrénie alors que dans la plupart des films, on commence avec des mecs déjà fou. J’avais une boule au ventre en voyant ce destin tragique de cette jeune fille qui se ruine la vie pour sa passion. Qui sacrifie tout et en devient même folle dans cette quête de perfection.

        Elle était déjà perfectionniste mais lorsque Cassel l’encourage à devenir le cygne noir. Elle le fait inconsciemment et en meurt. Ça m’a mis une boule de la voir mourir pour une unique représentation.

        Finalement plus je parle de Black Swan, plus j’ai envie de revoir The Wrestler ^^.

        C’est marrant comment deux films semblables peut générer des avis complètement différents.

        • http://www.agence-appuru.com Mr Méchant

          Un fade-to-white n’est pas l’évidence de la mort, c’est simplement te laisser seul juge, mais bon le faire deux fois d’affilé c’est par forcément malin.

          J’ai pas dis que The Fountain était un film mineur, j’ai dis que c’était un Aronofsky mineur, nuance. C’est comme Ladykillers ou Burn After Reading qui sont des Coen mineurs, ça reste de très bons films mais en dessous de ce que le réalisateur a pu nous servir.

          J’ai vu les chaussons rouges (film culte sur une ballerine, justement), et la torture du personnage principal est mieux représentée, sans avoir recours à répétition à des effets vus dans tous les films de Richard Kelly. Elle est déchirée entre son amour pour un homme et son envie de devenir la plus grande ballerine.
          Ceci dit en 48 l’Académie ne distribuait pas uniquement des Oscars aux films bankable (les chaussons rouges en a eu 2).

          Aronofsky n’a pas voulu faire l’apologie du catch avec The Wrestler et en faire quelque chose de beau, justement il a voulu nous en dégouter pour mieux y pointer un doigt accusateur quant au calvaire que vit Ram. Et il voulait également montrer que le pimpant de la WWE que l’on connait durant sa jeunesse laisse place à du sale et répugnant dans des salles lugubres.
          Tous les jours les gens disent « le catch c’est du chiqué », mais Aronofsky, comme il le disait dans ses interviews « recevoir un mec de 120kg sur le bide qui vient de sauter de 3m de haut, c’est très certainement du spectacle, mais pas du chiqué ».

          Hmm c’est pas elle qui se ruine pour sa passion, c’est sa mère qui a ruiné sa vie en en faisant une poupée à l’image qu’elle aurait voulu être. La vraie fautive c’est sa mère, et encore une fois le concept de l’enfant poussé à la perfection par un parent qui se projète en lui a déjà été usé jusqu’aux cordes.

          Ce qu’il y a c’est que comme je le disais plus haut, même si les deux films montrent l’envers du décor de deux professions du spectacle, ils le font de façon sensiblement différente, l’un en essayant de flanquer la frousse et l’autre en faisant verser des larmes.

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  • Kupper

    Et alors? Le fait que ça ait déjà été fait enleve quoi aux qualités de Black Swan, que tu as vu de travers? En allant par la, The Wrestler, c’est juste un Rocky Balboa avec un catacheur a la palce du boxeur, ni plus, ni moins… Et c’est vrai que l’ancienne gloire déchu qui se penche sur ce qu’il a oublié sur la route du succes, c’est pas non plus vu et revu… Perso, je trouve qu’Arronofky n’a fait QUE des grands films (j’ai une légère préférence pour The Wrestler a Black Swan cela dit), et oui, Black Swan est un thriller classique sur le fond, mais sur la forme, il est ce qui se fait de mieux. Et les grandes scenes, yen a un paquet! La scene en boite, sa relation avec son prof lors de son entrainement avec lui, la scene de masturbation…

    • http://www.agence-appuru.com Mr Méchant

      Arronofky ? On parle bien du même réalisateur ? Le minimum quand on veut défendre une cause est de savoir le nom de la personne que l’on défend.
      La différence entre The Wrestler et Rocky Balboa est énorme, principalement car Aronofsky a rendu hommage au sport le plus sous-estimé au monde. Des mecs en slip qui font du chiqué certes, mais surtout des hommes qui se font mal, et foutent leur santé en l’air pour notre plaisir.
      Black Swan c’est l’histoire d’une meuf de 35 ans qui découvre qu’elle a un vagin que sa maman lui avait caché avec des peluches. Du coup elle est super-vénèr et se fout en l’air sur scène. Bravo, Aronofsky a redéfini Hitchcock… :-?

      • http://marvelll.fr Marvelll

        Le sous-estimé du monde ????? En europe, oui, surtout pas aux States. Puis si c’est comme ça, on a qu’un faire un film sur le curling, qui est vraiment beaucoup trop sous-estimé ^^.

        • http://www.agence-appuru.com Mr Méchant

          Je parle en matière de profession. Aux States ils se marrent en pensant que c’est du spectacle et du chiqué. A ton avis pourquoi Aronofsky a fait ce film ?

          Le curling, lui, est sous-estimé commercialement, alors qu’en fait tout le monde aime le curling, c’est pas pour rien qu’on le voit dans autant de mini-games (Virtua Tennis, Flatout…) ;-)

          • http://marvelll.fr Marvelll

            Je ne crois pas. Aux states, tout le monde sait qu’il y a le catch, ce n’est pas complètement du chiqué (un mec de cent kilos qui te saute dessus, je pense pas que le mec ne ressent rien) sans parler du mode Hardcore de la WWE, c’était bien sanguinolent et les membres cassés étaient légions.

  • http://www.agence-appuru.com Mr Méchant

    Han lui il s’amuse à redire ce que j’ai dis plus haut !

    « Tous les jours les gens disent « le catch c’est du chiqué », mais Aronofsky, comme il le disait dans ses interviews « recevoir un mec de 120kg sur le bide qui vient de sauter de 3m de haut, c’est très certainement du spectacle, mais pas du chiqué ». »

    S’il a du le dire dans ses interviews (aux States), c’est parce qu’on lui a vite bourré le mou à lui demander « pourquoi s’intéresser à la vie de mecs qui font semblant de se battre ? »

  • Kupper

    Mince, j’ai fait une coquille avec son nom de famille, c’est fou comme c’est una rgument de poids! Et oui, ça traite du catch, et alors? Parcequ’on a pas fait de film sur la cueillette des champignons, ça en devient interessant? Original ou pas, c’est le traitement qui compte, sinon ça ferait longtemps qu’on aurait plus d’histoire au cinéma… Tout a déjà été fait sur le sujet.

    Si The Wrestler est interessant, c’est sur son traitement, sur sa mise en scene, sur l’ecriture, le motnage, els dialogues, mais certainement pas parceque ça concerne le catch (dont je me contrefous totalement). Il a jsute fais un Rocky Balboa, mais en bon.

    De plus, les films sur les ballerines, yen a pas des tas, , contrairement a ce que tu dis, hein? C’est d’ailleurs l’argument avancé par Aronofsky pour expliquer ce qui l’a poussé a faire ce film donc bon…

    • http://www.agence-appuru.com Mr Méchant

      Le problème n’est pas la coquille sur son nom, c’est surtout le fait qu’il y ait un flagrant contentieux avec la dyslexie. Je veux bien débattre, mais avec des personnes qui se donnent les moyens d’éviter d’avoir l’air ridicule en faisant une faute à chaque mots.

      Je vais soumettre tes commentaires à Aronofsky, ça lui donnera peut-être envie de faire un film sur les dyslexiques (vu qu’il n’y en a pas des tas), ou alors sur les p’tits trolls haineux qui ne peuvent pas supporter qu’on ne puisse pas avoir aimé Black Swan :sleep:

  • Kupper

    Troll haineux? Lol, alors que c’est toi qui m’insulte?
    Et je supporte tout a fait qu’on puisse ne pas aimé Black Swan, ou n’importe quel autre film, simplement, je t’ai aisément démontré qu’avec ce genre d’argumentaire, on peut démolir n’importe quel film! Bouh, c’est pas original sur le fond, bouh, Fight Club l’a déjà fait (parceque FC était le premier film sur la schizophrénie, c’est bien connu… Prouvant au passage que tu n’as ni compris BS, ni FC car aucun des deux n’est sur cette maladie, mais bon passons). Au passage, j’ai adoré The Wrestler, plus que Black Swan même, mais je peux te démolir n’importe quel chef d’oeuvre avec des arguments a la con… Exactement ce que tu as fait pour Black Swan.

    Au passage, ma patologie n’est pas la dyslexie mais le fait de taper extremement vite (et donc souvent plusieurs lettres en meme temps qui s’inversent parfois).

    • http://www.agence-appuru.com Mr Méchant

      Je ne t’insulte pas, je ne fais que dire la vérité, si tu tapes extrêmement vite alors relis toi avant de poster n’importe quoi, ça t’évitera d’avoir l’air idiot (quoiqu’à ton niveau tu dois t’en moquer — je pense).
      Je n’ai jamais dis que FC était le premier film sur la schizophrénie, j’ai dis qu’il le décortiquait de façon compréhensible pour Monsieur tout le monde, nuance.
      Ensuite c’est toi qui prouves que tu n’as rien compris à FC et BS puisqu’ils traitent tous deux de cette pathologie, et sont d’ailleurs listés comme films traitant du sujet sur wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Schizophrénie#Schizophr.C3.A8nes_c.C3.A9l.C3.A8bres
      Est-ce un plaisir que tu prends de dire des inepties ou est-ce que tu ne t’en rends pas compte ? (juste pour savoir :bandit: )

  • Kupper

    Ah lala… Des insultes, encore, l’argumenbt du pauvre! C’est listé par wikipédia, oui, et? C’est un site de cinephile? Fight Club, c’est d’abord et avant tout un pamphlet contre la société de consommation et sur un (l’)homme qui s’est éloigné de sa nature profonde, reniant ses propres envies et désirs. Choisir de vivre mieux plutot que de vivre bien. C’est ça la thématique de Fight Club. Encore faudrait-il que tu ais compris le film. Le fait que le personnage soit schrizophrene n’en fait pas la thématique principal! Surtout que la schizophrenie decrite dans Fight Club est totalement fictive. C’est une pathologie du cerveau, qui ne se guérit pas parcequ’on en a conscience. Surtout que la schizophrenie dans Fight Club est symbolique (elle représente les desirs inavoués du héros). Donc dire que ça traite de la schizophrenie.

    De la même maniere, celle dans Black Swan l’est aussi! Le personnage de Nina au debut du film est pur, dans le sens ou il est tranché, sans asperité! Il agit sur une ligne droite, sans accroc! Au fur et a mesure, elle part dans un extreme,e t ne s’acceptant pas, elle cré un double (inspiré par Mila Kunis) qui va lui emprunter les caracteres que son exces lui pousse a renier mais qui sont toujours en elle. Cette opposition entre l’adulte qui bosse dur pour avoir ce qu’elle veut, et l’enfant qui rejette tout ça et veut seulement s’amuser. Encore une fois, la schizophrenie est juste un corrolaire du propos et du sujet, mais en rien le sujet.

    • http://www.agence-appuru.com Mr Méchant

      Le troll c’est argument de quoi ? Du nolife qui cherche à donner un sens à sa vie ?
      wikipédia est un site qui liste des faits, donc aucun rapport avec le fait d’être cinéphile ou pas. Ca serait comme dire « wikipédia n’est pas un site religieux donc tout ce qu’ils disent sur la religion n’est pas fiable ». Félicitations, tu viens de gagner des points d’XP en sophisme.
      Le personnage principal de Fight Club est schizophrène, celui de Black Swan l’est aussi, c’est une relation de cause à effet et fait partie intégrante de l’histoire, mais encore faudrait-il que tu AIES (subjonctif) compris le film. Je n’ai en revanche jamais dis que la schizophrénie était le sujet même de ces deux films, mais à partir du moment où tu l’enlèves il ne reste absolument rien, hormis un mec somnambule qui se fait emmerder par la femme de Tim Burton et une nana qui croit que son vagin sert juste à faire pipi.
      Et comme vraisemblablement tu ne sais pas lire, je n’ai jamais dis que j’étais contre des films ayant pour moteur la schizophrénie, j’ai simplement dis que Black Swan « n’apporte rien au genre », des films comme Shine ont en revanche apporté une vision bien plus imaginative.
      Quant à Fight Club, c’est un film moyen, avec une philosophie infantile, et même Fincher a reconnu que le but réel du film était d’être une comédie. D’ailleurs il fait rire, mais à aucun moment il n’y a de satire anti-capitaliste crédible, le fait de dire qu’Ikea c’est caca et les banquiers des salauds rivalisant avec la frivolité des paroles des groupes de punk Californien, et c’est d’ailleurs ce qui fait tout le burlesque du film :straight:
      Dans les Chaussons Rouges le choix de la ballerine est bien plus cornélien, et pourtant elle n’en chie pas une pendule des plumes, et d’ailleurs il est très intéressant de le comparer à Black Swan, puisque ce dernier en spolie une bonne partie, dont le prof qui pousse à la performance, la concurrence, etc etc.

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  • Maextasia

    J’ai vraiment du mal avec ta note ! 6/10 je trouve ca quand même vachement sévère ! Oui car comme tu le sais j’idolâtre Natalie Portman et pour moi ce film est vraiment un truc énorme !
    Bref, j’aurai espéré que tu lui mettes plus mais après tout chacun ses goûts :)

    PS: Ce serait cool si sur ton site il y avait une fonction pour trier les films en fonction de la note que tu leur a attribué :) Disons que ca m’arrangerai beaucoup pour savoir quel films regarder en priorité dans ceux que je n’ai pas vu :) Et je ne pense pas être le seul à apprécier ce genre de « filtre ». :bandit:

    • http://www.slashershouse.com Mr Méchant

      Ouais enfin l’idolâtrie n’excuse pas tout. J’idolâtre Rachel Weisz (l’autre juive d’Hollywood) mais je peux pas, sous ce prétexte, applaudir la bouse qu’est Dream House. En revanche ce que j’applaudirais c’est sa collaboration avec Darren Aronofsky pour The Foutain (d’ailleurs j’idolâtre aussi Aronofsky, mais j’y peux rien, j’ai trouvé ce film aussi fin qu’un pet au cours d’un repas de famille, et je trouve mon 6 presque trop généreux).

      J’essaierais d’y penser à l’intégration d’un tri par note, merci pour l’idée ^_^