The Wild Wild Death.
(Date de sortie DVD/Bluray : 22 février 2011 – Titre original : The Burrowers)

Mon Dieu mais pourquoi avoir traduit le titre The Burrowers en Les Créatures de l’Ouest ? Primo ça fait con, et secundo le Dakota n’est ni vraiment l’est ni vraiment l’ouest, mais plutôt un état limitrophe, pile au centre nord des Etats-Unis. Quoi qu’il en soit, je ne vais pas remettre en question la jugeote et les compétences de cartographe du distributeur français de cet étrange western.
Etrange, oui, tout d’abord car c’est un film d’épouvante se mélangeant habillement au western, puis car même s’il est loin d’un Danse avec les loups, s’avère être un spectacle unique dans un océan de slasher/monster movies qui se suivent et se ressemblent.

Dans le Dakota, donc, une famille disparaît mystérieusement, et quelques pleupleus locaux, secondés par un peloton dirigé par un Général Custer en puissance, se mettent en route pour aller s’attaquer aux indiens natifs américains du coin, persuadés qu’ils en sont les responsables.
Des plaies étranges sur quelques macchabées, des trous dans le sol, les indices sont là, innocentant les indiens, mais le Général, avide de boucherie, en fera fi, ce qui poussera le reste du groupe à prendre une autre direction, convaincus que tout cela cache une toute autre vérité.
Maigre dans son budget, le film nous offre cependant une mise en scène et une photographie superbe, donnant à ce B-movie des airs bien plus grands, et contentant la rétine comme tout bon western qui se doit. Côté horreur/épouvante le film s’avère bien plus sobre, évitant le gore facile, et mettant surtout en avant le côté épopée sauvage, sans pour autant négliger les vilains monstres, se dévoilant au fur et à mesure que nos héros s’enfoncent vers l’inconnu. Autre curiosité, l’oeuvre aborde de nombreux sujets, que ça soit le racisme, l’esclavage ou encore le massacre des indiens.

Bref, Les Créatures de l’Ouest s’avère être une excellente surprise, mélangeant à la perfection western et épouvante, et se montre bien plus passionnant qu’un simple film que l’on regarde une fois en buvant de la bière et en mangeant des chips. D’ailleurs c’est ce côté surprenant qui risquera de décevoir ceux qui s’attendaient à une boucherie à voir entre potes, en particulier si l’on rajoute le fait que la progression de l’aventure soit très lente, et que les effets-spéciaux de la scène finale soient inférieurs au reste de l’oeuvre — pour ne pas dire cheap.
Pour conclure, si vous aimez les créatures qui bouffent des gens, mais également les westerns rondement menés, vous passerez assurément un très bon moment. On appréciera également le jeu des acteurs, tous convainquant dans leurs rôles.
Mention spéciale pour Clancy Brown (Zim dans Starship Troopers), vieilli et méconnaissable dans son personnage de papy chevronné (d’ailleurs je ne l’ai pas reconnu immédiatement).


























