Frozen

If I could melt your heart...

(Date de sortie DVD/Bluray : 13 octobre 2011)


Après Open Water, film à succès qui nous mettait dans la peau d’un couple de plongeurs oubliés en pleine mer, basé sur une histoire vraie, et suivit d’un second opus très mauvais, il fallait se douter que tôt ou tard le genre se déporterait dans un autre lieu, la mer étant devenue has-been. Simone enfermée dans les toilettes du prisu ? Jean-Jacques oublié au boulodrome ? Nicolas perdu dans les Châteaux de la Loire ? Non, cette fois-ci l’action se passe à la montagne, opposé logique de la mer.
Trois jeunes, resquilleurs de télésiège, se retrouvent coincés la nuit à plusieurs mètres de hauteur, gelant sur place.
Sans être complètement mauvais, le film s’annonce cousu de fil blanc, mais ce qui agace encore plus est le choix de ces trois idiots, car même si la fille (Emma Bell) s’en sort pas trop mal, les deux trublions qui l’accompagnent sont particulièrement mauvais et agaçants à chacune de leurs répliques.
Il est bien dommage qu’une certaine déontologie m’empêche de révéler certains points clés du film, mais sans vous en dire plus, au lieu de s’apitoyer sur leurs sorts on attend sans cesse la prochaine connerie qui les condamnera, et ce avec un plaisir non dissimulé.
On notera en plus une certaine débilité du scénario, les jeunes meublants leur attente avec des conversations interminables entrecoupées de « ta joue/main vient de se barrer, t’as des engelures », ainsi qu’une improbable meute de loups attendant en bas (c’est connu, dans les stations de skis, la nuit, des hordes de loups se pointent pour bouffer des gens, pensez-y !). S’ajoute à la mise en scène une chiée de raccords foireux, le gel sur la tronche de nos protagonistes variant constamment d’un plan à l’autre, disparaissant même complètement à certains moments !


Les connaisseurs reconnaîtrons Shawn Ashmore (qui a une belle tronche de débilos) dans le rôle d’un des deux gars, que l’on avait vu dans le rôle d’Iceman dans la saga X-Men, et le voir geler sur place n’en rajoute qu’un peu plus au gros smiley qui prend forme sur notre visage, restant constant, comme si lui aussi avait gelé.
Pour conclure, Frozen mérite tout juste la moyenne, rattrapé in extremis par quelques scènes de tension et l’interprétation d’Emma Bell.
Mention spéciale pour le réalisateur, Adam Green, qui déçu par le flop de son bébé, a fait son troll sur internet, expliquant que c’est le piratage qui en a été la cause, et en profitant même pour se bombarder porte parole du cinéma indépendant. Mais LOL quoi…

  • Jessica

    pas du tout mais alors pas du tout d’accord avec toi (sauf pour la meute de loups j’avoue c’est un peu poussé!). Ce qui est dommage dans ton article c’est que tu n’expliques pas vraiment ce que tu n’as pas aimé. Gel foireux? Conversations interminables? On attend la prochaine connerie qui les condamnera? J’ai l’impression qu’on a pas vu le même film…Mais c’est la magie du cinéma faut croire.

    • http://www.slashershouse.com Mr Méchant

      Le gel foireux, je l’ai expliqué « le gel sur la tronche de nos protagonistes variant constamment d’un plan à l’autre, disparaissant même complètement à certains moments ! »
      J’y peux rien si la maquilleuse et la scripte avaient les mains visiblement gelées :-/
      Ils arrêtent pas de parler, et l’on s’ennuie (hormis quand la fille se pisse dessus, là j’ai rigolé). Et la progression suit le loi de Finagle, rendant le tout trop prévisible.