Choisissez votre arme.
(Date de sortie cinéma : 18 août 2010)

Ça y est, le film qui donnait une demi-molle à tous ceux qui étaient mômes durant les années 80 et/ou 90 est sorti. Chauffés à mort depuis plus d’un an avec des teasers, trailers, interviews et extraits, on en était redevenus des mômes qui bondissaient comme des puces en l’attente du dernier blockbuster sévèrement burné. Et questions burnes il y a de quoi en faire pâlir un troupeau de bisons, Stallone, Schwarzy, Li, Statham, Lundgren, Couture, Crewes, Rourke, Austin, Roberts, Willis, sorte de compilation style Dance Machine des plus gros briseurs d’os.
Malheureusement l’affiche et les trailers se la jouent un peu proxo, nous balançant toute une liste de noms dont, en réalité, la plupart n’ont que quelques mots à dire.
Pour résumer, la plupart des têtes d’affiches font partie d’un groupe de mercenaires (ou mercs, si on veut causer hype). Lundgren se barrant en couille dés le début, il sera direct viré du lot. Appelés par Church (Willis), un homme en noir (qui à dit CIA ? Ah bah si ils le disent dans le film…), Stallone et Schwarzy se rendront à l’appel d’offre, mais ce dernier ne dira que quelques mots, des taunts envers Stallone, puis après une blague d’auto-dérision assez lolesque, s’en ira, pour le restant du film, et après l’acceptation du job par Stallone, Willis s’en ira, lui aussi pour le restant du film (casting – 2).
Leur mission: casser la gueule d’un gros con (original), incarné par Eric Roberts, qui depuis son retour avec Dead or Alive et The Dark Knight se cantonne aux rôles de méchant (remarquez vu sa gueule…).
Pas content d’avoir été viré des Expendables, Lundgren s’empressera de rejoindre les méchants, histoire de remplir son porte-feuille et se venger de ses ex-potes. Pas de bol pour lui il finira en epic-fail, se faisant dégommer par Li et Stallone.

Bref une trame particulièrement cul-cul la praline, mais franchement, on est venu pour voir Inception ou pour s’amuser en regardant des enchaînements de castagne ? Vous et moi connaissons la réponse, et sur ce plan The Expendables réussit parfaitement son job, nous en mettant plein la tronche, et économisant précieusement nos neurones. Le film se paie également le luxe de redonner un second souffle aux films du genre, notamment grâce à la présence de grosses pointures des arts-martiaux (Statham, Li, Couture et Austin), nous offrant des combats plus évolués et plus contemporains que les gros coups de pieds dans les noix et pains dans les dents que l’on voyait auparavant. Attendez vous donc à voir la plupart des Expendables sortir des prises toutes droites sorties du meilleur du MMA (ou Freefight, pour les non-connaisseurs, Randy Couture étant un multiple champion — une légende même — de cette discipline depuis une quinzaine d’années en UFC).
En somme on en sort tout fou, genre « wouah et t’as vu quand il lui pète le bras en deux avec fracture ouverte !!! », mais également déçus, dans un second temps, de n’avoir pas vu en action une bonne partie des légendes à l’affiche. Stallone ayant annoncé son envie d’en faire des suites, on comprend qu’en réalité ce premier épisode est surtout une présentation des divers membres de l’escouade, et que les suites nous permettrons probablement de les voir tous au fur et à mesure montrer leurs divers talents.
On regrettera le choix du gore new-age, qui au lieu de passer par des amorces et capsules de sang, passe par du rajout par ordinateur, trop visible, mais qui-sait, peut-être volontaire, Stallone prônant la violence récréative et fictive.
Mention spéciale pour la bataille finale, qui en met vraiment pleins les yeux, en particulier le coup du fusil à barillet camembert de Crewes qui découpe joyeusement les ennemis en un nombre de morceaux tellement nombreux que l’on se surprend à sourire comme un jeune prépubère des années 80 en train de regarder Commando pour la première fois.

























