Petits suicides entre amis

Born to be dead.

(Date de sortie cinéma : 4 août 2010 — Date de sortie DVD/Bluray : 9 mai 2012 — Titre original : Wristcutters: A Love Story)



Toute les bonnes choses ont une fin, et c’est donc avec Petits suicides entres amis que j’ai décidé de clôturer le festival CinéMadness.
Pour ceux qui n’ont pas suivi j’ai fais les critiques des trois autres films, Donkey Punch, Confession d’un cannibale et Grace. Tous trois étaient — globalement — à la hauteur de mes espérances, mais une fois n’est pas coutume, le meilleur aura été pour la fin.
Petits suicides entre amis se différencie beaucoup des autres, n’ayant rien en commun avec eux, si ce n’est le côté de l’oeuvre, en revanche pas de gore ni d’épouvante, mais simplement une romantique particulièrement originale et qui plus est hors-normes.


Zia (), un jeune homme, se suicide, mais au-lieu d’aller en enfer comme le suppose les catholiques, il se retrouve dans une sorte de purgatoire, un monde quasi-identique au notre, si ce n’est sur un point, il est encore plus pourri. Zia se retrouve découpeur de pizza dans une pizzeria et vit en coloc avec Erik, un gars qu’il n’apprécie pas beaucoup. Il rencontrera Eugene (), un Russe légèrement déjanté, avec lequel il deviendra ami, puis Mikal (), fille mystérieuse qui veut rencontrer les « responsables » de cet endroit. S’en suivra un road-movie particulièrement drôle, semé d’embûches, d’abord pour aider Mikal, mais par la suite pour aider Zia à retrouver Desiree (), son ex avec laquelle il veut avoir une seconde chance, après qu’il ait appris qu’elle s’est elle aussi suicidée. Une chose en entraînant une autre, il tissera des liens devenant très fort avec Mikal, jusqu’au point d’en tomber amoureux.


Sortant de l’ordinaire, original, émouvant et très drôle, Petits suicides entre amis nous emmène dans une sorte de parcours initiatique sur l’intérêt de la vie et l’improbabilité des lieux où l’on peut trouver l’amour. Il donne également une bonne leçon d’humilité à tous les pseudo-cinéastes qui mettent des centaines de millions dans de mauvais long-métrages, celui-ci n’ayant coûté qu’un million de dollars.
Le film se paie également le luxe de faire intervenir quelques seconds rôles particulièrement bien choisis, tels (Kubiac de Parker Lewis), (Short Cuts), (Une nuit en enfer) ou encore (Sons of Arnarchy).
L’écriture et l’intelligence de la mise en scène arrivent même à rendre les suicides amusants, chacun racontant comment il a mis fin à ses jours, le plus amusant étant celui d’Eugene, qui lors d’un concert de son groupe de rock se fit tellement huer qu’il s’électrocuta sur scène en reversant du whisky sur sa guitare. On ne peut pas rire de tout, mais là si, néanmoins il sera déconseillé de montrer ce film aux enfants qui pourraient ne pas en saisir le sens et mal l’interpréter.
Mention spéciale pour , qui nous manquait un peu depuis 40 jours et 40 nuits, brillant par son interprétation du personnage facétieux qu’est Mikal.

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