Inception


Requiem for a dream.

(Date de sortie cinéma : 21 juillet 2010)


D’habitude j’essaie de faire le plus tôt possible les critiques de films à l’affiche, mais quand sort un nouveau Nolan il en va tout autrement. Tout d’abord est devenu en une dizaine d’années un des réalisateurs les plus productifs et talentueux, enchaînant les nouvelles productions à une cadence effrénée, et qui en plus de les réaliser les écrit. Memento, Insomnia, Batman Begins, The Dark Knight, pour ne citer qu’eux, montrent à quel point Nolan a un talent narratif indubitable, réussissant à rendre les histoires les plus compliquées extrêmement limpides et tenant constamment ses spectateurs en haleine.
Même s’il flirtait souvent avec le fantastique ou la il restait toujours très cartésien, donnant des explications logiques à tous les événements, et ne laissant jamais de place à l’inexplicable.
En revanche dans Inception, même si tout y est clairement expliqué, il n’en est pas de même quand à la place laissée au mystère…


Cobb, interprété par est un « extracteur », métier qui consiste à explorer et manipuler les rêves d’une personne dans le but de lui faire révéler des informations. Enfuit des Etats-Unis car suspecté du meurtre de sa femme () dont tout l’accuse, il acceptera un contrat avec un homme influent qui arrangera tout pour lui, et lui permettra par la même occasion de revoir ses enfants qu’il a du abandonné. Ce contrat n’est en revanche pas habituel, n’étant pas une extraction mais une inception, autrement dit insérer un élément si réel dans le rêve d’une personne qu’elle le croira vrai une fois éveillée.
Dés la première extraction il nous est montré que l’on peut faire des manipulations à deux niveaux, voire plus, c’est à dire en endormant une personne, puis en s’immisçant dans son rêve et en l’endormant dans ce même rêve, permettant un contrôle plus complexe et plus efficace sur les esprits plus durs à contrôler. Du coup on voit venir le twist final gros comme une maison, du genre le film en entier était un rêve ou quelque chose comme ça.
Ca serait salaud de ma part de vous dire si oui ou non c’est bien le cas, et de toute façon les diverses explications du film ont tellement fait le tour du net qu’il faudrait surfer en fermant les yeux pour ne pas être tombé dessus.
La perception de la réalité nous renvoie inévitablement à deux autres films de Nolan dans lesquels il en avait traité, Memento et Insomnia, les protagonistes partageant également la culpabilité de la mort d’un proche et une réalité déformée afin de leur rendre — selon eux — la vie plus supportable.


Nolan prouve une nouvelle fois que ne veut pas forcément dire divertissement pour passer le temps, mais qu’il peut aussi être un excellent film amenant à réfléchir. Nolan en profite également pour ridiculiser les frères Wachowski et leur Matrix pseudo-philosophique qui ne faisait pas aller le concept de réalité plus loin que les cours de philo du lycée (d’ailleurs clin d’oeil volontaire ou pas d’avoir pris en second rôle un sosie de Keanu Reeves habillé en costard, interprété par ?).
Mention spéciale pour les effets spéciaux, qui au lieu de nous montrer des choses imaginaires jouent plutôt avec la déformation de notre réalité et en particulier les lois de la physique, alternant des plans vertigineux et scènes d’actions à donner le tournis (notamment celle se passant dans le couloir de l’Hotel).

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