Retour vers le futur flic.
(Date de sortie DVD inconnue – Dispo en import HK)

Etant donné que ma prochaine critique — coup de coeur — concerne un film Japonais traitant de la vie d’un couple d’homos, Yaji and Kita: The Midnight Pilgrims, je me suis dis que je ferais mieux de balancer un film hétéro Taïwanais avant, histoire d’éviter toute confusion. Malheureusement ça n’est pas le meilleur mais cependant pas le plus mauvais. Pompant gracieusement Terminator, Iron Man et Time Cop, Future X-Cops (Mei loi ging chaat) nous raconte l’histoire d’un flic de l’an 2080 envoyé en 2020 pour protéger le bienfaiteur de l’humanité, à l’époque garçonnet, menacé par de vilains cyborgs envoyés dans le passé pour le tuer.

J’en entends déjà au fond de la salle en train de se marrer et hurler au nanar, et il me serait difficile de les contredire. Cependant pour contrebalancer le tout, je tiendrais à préciser que le film est à petit budget, pas si mauvais, mais beaucoup trop ambitieux. Pendant la première demi-heure tout allait pourtant bien, de l’action propre avec de bons effets spéciaux, une histoire d’amour un peu gnian-gnian mais pas si débile que ça, ainsi que quelques scènes assez amusantes. Malheureusement les réalisateurs ont vu trop grand et ont voulu faire revêtir à notre héros une armure façon Iron Man, et c’est là que tout se met à déconner, le choix de laisser le visage du héros visible compliquant grandement l’animation, alors qu’une armure totale l’aurait considérablement simplifiée.

On se retrouve donc avec un héros animé d’une façon bizarre, genre animation saccadée de maquettes comme on peut en voir sur Youtube (procédé appelé Stop-Motion ou Animation en volume en Français), le pire étant que les méchants sont quand à eux bien mieux foutus, équipés d’excroissances cybernétiques plutôt que d’armures. Le film se laisse cependant suivre, et même si elle pompe à droite à gauche la farce prend plutôt bien et se montre relativement divertissante, ne laissant pas non plus de côté la problématique des paradoxes temporels. Bref une histoire de vilains méchants et de super gentils à l’asiatique ne tapant pas vraiment dans l’intellectualisme, et pour le dire honnêtement seuls les gros fans du genre l’apprécieront, à moins d’être un citoyen lambda qui rentre du taf, la gueule enfarinée, et qui souhaite voir un film simple sans se prendre la tête. Vous aurez été prévenus.
Mention spéciale pour Jing Wong, le réalisateur et scénariste, qui signe ici son énième film de science-fiction aux effets-spéciaux foireux.

















