Kung Fu Nanny


Opération con dort.

(Date de sortie cinéma : 7 juillet 2010)


Vin Diesel et Ice Cube sont déjà passés par là, l’un dans Baby-sittor et l’autre dans On arrive quand ?, et il semble qu’Hollywood se sente obligé d’imposer la garde d’enfants à toutes les superstars de films d’action musclés. Le plus cocasse est que Kung Fu Nanny est réalisé par Brian Levant, celui-là même qui avait réalisé On arrive quand ?.
Comble de l’ironie, le réalisateur a eu la curieuse idée de démarrer le film avec une compilation clipée d’extraits des meilleurs films de Jackie Chan (Opération Condor, Le Smoking et les Rush Hour), histoire que l’on regrette encore plus cette époque une fois le film terminé.
On retrouve cependant les ingrédients habituels des films de Jackie, comme les méchants, masses de muscles, patibulaires et profondément idiots. Il y a également les cascades, acrobaties et bagarres jubilatoires, malheureusement elles sont aussi nombreuses que des poux sur le crâne d’un chauve, donc autant vous le dire tout de suite, vous serez déçu, inconditionnel ou pas de Jackie Chan.


Jackie est un agent secret de la CIA qui prend sa retraite pour pouvoir vivre enfin sa vie, notamment faire avancer sa relation avec sa belle voisine, mère divorcée ayant trois enfants, de 4, 12 et 14 ans. Malheureusement sa couverture étant un travail d’importateur de stylos il passe pour un nul auprès des enfants qui le détestent et le trouvent profondément ennuyeux.
Devant s’en aller d’urgence la maman n’aura pas d’autre choix que de laisser les trois garnements à Jackie qui voit cela comme une bonne occasion de tenter de tisser des liens avec eux. Clairement décidés à faire fuir Jackie ils feront tout pour le rendre fou, ce qui n’arrange pas les choses, lui n’étant pas familier de la garde d’enfants, ni même de la préparation d’un petit déjeuner. Pour en rajouter encore plus à son infortune, l’ennemi juré de Jackie, un Russe mégalo, s’est échappé de prison et fera tout pour le retrouver et se venger de lui.


Même si l’histoire est banale on aurait pu espérer un peu d’originalité, originalité que l’on attendra longtemps, l’humour étant surtout réservé aux plus jeunes, mais sera quand même supportable par les plus anciens, le scénariste nous ayant heureusement épargné les blagues pipi/caca/prout.
Heureusement le film conclue par quelques bagarres sympathiques que l’on attendait depuis le début, nous rappelant que l’on regarde bien un film de Jackie Chan.
Pour conclure un film qui comblera les plus jeunes mais laissera aux anciens un goût amer d’entubage. Il faut bien s’y résigner, Jackie a 56 ans et doit faire prendre un tournant à sa carrière, chose qu’il réussit bien mieux avec Karaté Kid.
Mention spéciale pour le réalisateur qui nous rappelle on ne peut mieux qu’on ne peut pas vivre sans iMac ni iPod en en semant un peu partout dans le film.