Red Dead Castration.
(Date de sortie cinéma : inconnue)

Bon, je vais pas me la jouer expert en comics encore blasé par une adaptation cinématographique foireuse car je ne connais absolument rien à l’univers de Jonah Hex. En revanche, selon les fans, l’adaptation ne respecte pas du tout l’oeuvre, je les crois donc, mais cela ne m’a pas empêché de vouloir regarder le film, des oeuvres étant des fois mieux une fois adaptées au cinéma (si si ça arrive).
Et puis bon le trailer m’avait semblé sympa, tout comme le casting, Josh Brolin et John Malkovich en tête, même si la présence de jolie — mais très mauvaise — Megan Fox ne m’emballait pas des masses.

Preuve est qu’une fois de plus il ne faut pas se fier à un trailer. Ce dernier était pêchu, annonçait un film bourré d’action, d’anachronismes sympathiques et même de fantastique. De tout cela il n’en reste quasiment rien. Pourtant le film commençait bien, avec une petite intro mélangeant illustrations dans le style du comics et scènes filmées, suivi d’une bonne grosse fusillade, d’un verre au saloon plutôt musclé, et ensuite tout devient n’importe quoi. Le réalisateur tente de nous raconter une histoire mais enchaîne tout à une vitesse vertigineuse, comme s’il était pressé d’en voir le bout, d’ailleurs la durée du film est là pour prouver cet état de fait: 1h20 en comptant le générique de fin, du beau foutage de gueule.

Le pire dans tout ça c’est que le réalisateur réussi un effet de style encore jamais vu, et crée même un paradoxe en faisant défiler les courtes scènes très rapidement tout en réussissant à nous faire dormir. D’ailleurs ces scènes sont tellement courtes que l’on a même pas le temps de comprendre quoi que ce soit de la personnalité des protagonistes, si ce n’est qu’il y a un gentil, un super méchant, une prostituée amoureuse du gentil et un traître. Je ne suis pourtant pas un accro aux westerns mais là on atteint un niveau de bêtise et de tentative d’exploitation de comics rarement vu, Ghost Rider faisant figure de chef d’oeuvre à côté.

Josh Brolin s’en sort malgré tout pas trop mal, rentabilisant plutôt bien les heures de maquillage qu’il a dû subir, en revanche John Malkovich nous livre là sa pire interprétation, brillant également par son absence, étant certainement dans l’histoire des méchants celui qui a eu le moins d’apparitions dans son propre film. Megan Fox est, quand à elle, égale à elle-même, un bel objet de décoration, et n’a elle non plus pas beaucoup de temps à l’écran.
Bref un constat pas très fameux pour le second film de Jimmy Hayward, qui avait pourtant bien démarré avec son premier long-métrage, Horton. Un mois d’exploitation et le film n’a remboursé que le quart de son budget, bref un flop qui va très certainement compromettre sa sortie en salles Françaises et le destiner au marché du direct-to-dvd.
Mention spéciale pour… Hmm non en fait pas de mention spéciale, j’ai beau chercher je ne trouve pas.



















