Shrek vs La Quatrième Dimension.
(Date de sortie cinéma : 30 juin 2010)

Shrek, premier du nom, était un adversaire tout à fait convainquant à Pixar, en particulier grâce à son humour grinçant, et sous ses airs de film d’animation pour enfants se révélait être même plus apprécié par les anciens que par les djeunz.
Manque de bol Shrek a accumulé tous les défauts que peuvent avoir les suites cinématographiques, et même si le second restait potable, il était, on le pensait, définitivement enterré par le troisième opus qui était aussi agréable qu’une colposcopie réalisée par un dentiste. Pas top quand on veut conclure une trilogie digne de ce nom.
Heureusement Dreamworks nous a écouté et a tenté de redonner ses lettres d’or à notre héros vert comme un Irlandais un lendemain matin de Saint Patrick.

Shrek en a ras le bol d’être adulé par les villageois, d’être constamment convié à des fêtes, bref d’avoir perdu son côté brut — d’avoir été castré — maintenant qu’il est père et plus tout seul à la maison. C’est là que Rumpelstiltskin, profitant de l’occasion, lui proposera un contrat qui lui permettra de vivre une journée comme bon lui semble, en donnant en échange une journée de sa vie à ce vil fourbe. Une signature plus tard Shrek se retrouvera dans un univers parallèle, où il n’a jamais délivré Fiona, et dans lequel Rumpelstiltskin règne sur le monde de Fort Fort Lointain.

Conscient de ce qu’il a perdu — et de ce qu’il avait — Shrek tentera tout pour remettre les choses en ordre, récupérer sa vie d’avant et ramener la paix là où tout était féerique.
En somme une histoire sympathique, même si elle pique un peu à tous les râteliers, Retour vers le Futur, Le Magicien d’Oz ou encore La vie est belle, les références sont nombreuses, et il serait impossible de ne pas voir en Rumpelstiltskin un copié-collé de Lord Farquaad, fourbe haut comme trois pommes pour lequel beaucoup de gags du personnage susnommé sont repris.
Une belle ode à la paternité et les responsabilités que cela apporte, bref une morale comme tous les contes de fées en ont, qui saura rappeler aux papas que certes perdre sa liberté de célibataire c’est dur mais que ce que l’on gagne en contrepartie vaut tout l’or du monde.
Mention spéciale pour Pascal Legitimus, excellent dans le doublage de l’ogre cuisinier créole.

























